<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Calie Archives - Le ciel et la Terre se parlent</title>
	<atom:link href="https://lceltsp.fr/category/calie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lceltsp.fr/category/calie/</link>
	<description>Le ciel et la Terre se parlent</description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Apr 2026 13:47:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2025/11/cropped-Logo-Remix7-transparent_lwsoptimized-200x200.webp</url>
	<title>Calie Archives - Le ciel et la Terre se parlent</title>
	<link>https://lceltsp.fr/category/calie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>C27 &#8211; Jour 30 &#8211; Exhumations</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/04/01/c27-jour-30-exhumations/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/04/01/c27-jour-30-exhumations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 13:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4439</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;En retrouvant le corps parfaitement conservé de Calie dans une crypte cachée à Saint Camille, Serge, Élise et Josh font une incroyable découverte. Entre espoir [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/04/01/c27-jour-30-exhumations/">C27 &#8211; Jour 30 &#8211; Exhumations</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;En retrouvant le corps parfaitement conservé de Calie dans une crypte cachée à Saint Camille, Serge, Élise et Josh font une incroyable découverte. Entre espoir scientifique et tension éthique, ils décident de mettre le fruit de leurs recherches à profit, pour tenter de réanimer Calie. Mais redonner vie à un corps, suffira-t-il à lui faire revenir son âme ?&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Calie et Éléonore sont exhumées" class="wp-image-4451 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="768" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/04/C27-Exhumations-1024x768.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise
<br>
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La nuit fut courte, le décalage horaire, dans ce sens, vers l’Europe, est toujours plus difficile à supporter. Pourtant l’excitation supplante la fatigue. Aujourd’hui nous allons retrouver Calie. L’espoir agite la caféine dans le sang, mon cœur bat à tout rompre&nbsp;! 

<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge nous offre l’hospitalité. Sa maison est spacieuse pour la région parisienne, quatre chambres dont trois à l’étage. Pourquoi avoir choisi si grand pour lui tout seul&nbsp;? Il m’a très élégamment proposé la chambre d’amis. Je n’aurais pas non plus refusé de dormir dans le même lit. Peut-être est-ce un peu trop précipité. Nous ne sommes pas vraiment séparés. Seuls la distance et le temps ont éloigné nos corps, les forçant à d’autres habitudes. 

<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Après un petit déjeuner improvisé, que Serge n’avait visiblement pas anticipé, il nous conduit en voiture jusqu’à l’hôpital. Des souvenirs sensoriels se ravivent… L’air frais humide, le bruit de la circulation, l’odeur de la ville… Ce qui paraît de l’inconfort me rappelle une vie passée, paisible et heureuse. Paris me manque, la nostalgie m’envahit. Nous arrivons à l’hôpital. Un frisson me parcourt. Une impression de déjà vu me surprend, comme un livre ouvert à la page à laquelle on s’est arrêté… Je suis prête à en reprendre la lecture.

<br>
<br>– Joshua, Lise m’a confié que tu étais un féru d’histoire de France&nbsp;? Tu t’intéresses tout particulièrement aux bâtiments de Paris, c’est ça&nbsp;? Dis-moi, ton choix pour Saint Camille au départ, les raisons scientifiques n’étaient qu’un prétexte ? Alors… Tu as parlé à ces vieux murs&nbsp;? Leur as-tu demandé ce dont ils ont été témoins, ce qu’ils avaient à raconter&nbsp;? 

<br>– Gosh, en France, les murs ont des oreilles… Dommage qu’ils n’aient pas de bouche pour tout répéter ! Of course, j’ai fait mes recherches. Ces pierres calcaires datent du XVIIe siècle. Imaginez… L’époque de Louis XIV, du roi Soleil. Mais aussi de Galilée, Descartes, Newton ou encore Pascal, pour n’en citer que quelques-uns. Ça vous parle&nbsp;? Question architecture, la période baroque bat son plein, mais ici, c’est un style classique qui domine. Observez les proportions, les compositions symétriques. Ah la France et son histoire&nbsp;!… Oui, effectivement c’est ma grande passion. Saint Camille a été successivement une église, un monastère, un hospice, puis un hôpital pédiatrique. Des centaines d’âmes ont défilé, ici. Certaines doivent y demeurer encore… Vous croyez aux fantômes&nbsp;? Regardez cette pierre si particulière. Touchez là, que ressentez-vous&nbsp;? Elle vous parle&nbsp;? Elle provient très vraisemblablement de carrières, nombreuses à l’époque dans la région. Regardez la taille de ces blocs, là, et puis celui-là… Imaginez les moyens mis en œuvre pour les transporter jusqu’ici… 

<br>– C’est fascinant, Josh,&nbsp;vraiment ! Mais je ne peux plus attendre. Où est Calie&nbsp;? Où l’as-tu cachée&nbsp;? Comment as-tu déterminé un endroit, qui allait rester discret toutes ces années&nbsp;? 

<br>– Ah, oui… C’est par ici. Je réponds à ta question Lisa. À force de creuser, un réseau impressionnant de carrières et de galeries souterraines s’est constitué sous Paris et sa région. Saint Camille repose là-dessus. En explorant ce bâtiment, le soir, seul, j’espérais tomber sur un passage secret, une entrée oubliée de catacombe. La présence de nombreux cimetières à l’est de Paris pouvait me laisser espérer. 

<br>– Oh, les garçons… On échappe à l’odeur des égouts, mais pas à la poussière et l’humidité&nbsp;! Et alors, qu’as-tu trouvé ? Une entrée de catacombe, une carrière sous terraine&nbsp;? 

<br>– Non Lisa, je n’ai pas eu cette chance, mais j’ai encore à découvrir. Venez, suivez-moi, c’est par là. On descend au niveau des fondations. Elles devaient être super costaudes pour supporter un tel poids. Regardez là, l’épaisseur du mur. Tellement épais, que les anciens en profitaient pour aménager des cavités. Avant l’invention des frigos, ça servait pour stocker des denrées alimentaires. On pouvait y trouver du vin, ou encore tout ce qui avait besoin d’un peu de fraicheur et d’obscurité. Si vous voyez une bonne bouteille… 

<br>– Calie se trouve dans l’une de ces cavités, Joshua&nbsp;? 

<br>– On y arrive, Serge. Saint Camille ne fait pas exception de ce côté-là. Des renfoncements dans les fondations, il y en a plusieurs, plein même. Ce que j’ai découvert, vous allez voir, est vraiment particulier. En cherchant des incohérences architecturales, comme l’écart entre la surface du bâtiment et celle de ses sous-sols, je suis tombé là-dessus. On y est. Entre ces deux piliers, derrière ce bazar, il y a une crypte. Ses caractéristiques sont étonnantes, vous allez comprendre. D’abord, pourquoi l’accès est volontairement dissimulé derrière ces grosses étagères. À l’intérieur, vous allez voir, il n’y a aucune ouverture, ni pour la lumière ni pour l’aération, alors que… Respirez, vous sentez&nbsp;? Il y a de l’air frais qui en sort… L’orientation aussi est très étrangement perpendiculaire à l’axe du bâtiment d’origine, et dépasse de façon significative les limites en surface. Je ne peux rien affirmer pour le moment, mais, il est possible d’imaginer qu’en fait ce n’est pas vraiment une crypte, mais plutôt l’antichambre de quelque chose, ou un début de souterrain. On peut sérieusement se poser la question. Dans l’urgence et la précipitation de trouver un abri sûr pour Calie, j’ai stoppé net mon exploration ici. Aidez-moi à dégager ces grosses poutres en bois et toute cette ferraille… Attention aux crottes de souris… ou de rats ! Lisa, Serge, votre jolie Calie repose là, elle vous attendait je crois… Je… Un hublot sur le dessus du sarcophage permet de voir son visage. Vous vous sentez prêts&nbsp;?&nbsp;Vraiment ? 

<br>– Oh ma chérie&nbsp;! Ça y est, Maman est là… Mon ange, ton visage, ce teint diaphane… Tu es si jolie mon cœur, tu ne parais qu’endormie… Josh, c’est de la magie… Ce n’est pas possible autrement&nbsp;! De la magie blanche, tu es magicien&nbsp;! 

<br>– C’est fascinant, extraordinaire… Comment avez-vous pu… Joshua, le résultat est stupéfiant. Vous… tu as une explication, pour cet état exceptionnel de conservation à ce stade&nbsp;? 

<br>– Vous allez me prendre pour un… comment dites-vous&nbsp;? … frapadingue&nbsp;? Je suis sans doute le seul scientifique à trouver une certaine similitude entre l’architecture moléculaire des organes, et celle qui a permis d’ériger des églises et des cathédrales. La convergence comparative la plus évidente réside dans le fait que, dans les deux cas, on part du même constat. Seulement, deux questions toutes simples&nbsp;se posent :&nbsp;«&nbsp;À quel besoin doit-on répondre ?&nbsp;» et, «&nbsp;Quel message faut-il envoyer ?&nbsp;». On n’a pas idée jusqu’à quel point nos cellules peuvent se mobiliser pour répondre à une mission, qui au départ ne les concerne pas. Le principe est simple, et tellement évident… La cellule réagit en fonction du message qu’elle reçoit. En agissant sur le message, on manipule la cellule. Élémentaire, non&nbsp;? La mise en pratique est un peu plus complexe&nbsp;! La physique quantique permet des voies d’exploration extraordinaires, mais se heurte très rapidement à des questions éthiques existentielles. Cela explique sans doute le si peu de publications dans le domaine… 

<br>– Passionnant… Nos deux approches scientifiques pour agir sur les cellules diffèrent, mais sont tellement complémentaires… Nous allons réussir&nbsp;Joshua ! 

<br>– Les garçons… Les ailes d’anges&nbsp;!!! Elles sont là … Sur cette pierre, gravées, les mêmes que celles dans ma vision. 

<br>– Yes Lisa, je pensais te l’avoir dit… J’espérais qu’en plaçant Calie devant un ange, il veillerait sur elle, le temps qu’on revienne la chercher&nbsp;! Plutôt bien choisi comme endroit, non&nbsp;? 

<br>– Josh… Il y a quelqu’un derrière… 

<br>– … Lise, tu… 

<br>– … Une jeune fille, Éléonore… Serge, Éléonore… Elle est là derrière, elle me l’a dit, elle aussi veut être réveillée… Elle et Calie ne peuvent pas être séparées, elles ne le veulent pas… 

<br>– Lise … Tu te laisses emporter par l’émotion. Tes voix ne sont que des voix. Les rêves ce n’est pas la réalité… 

<br>– Lisa, Serge, la pierre n’est pas scellée, l’air passe par là… Donne-moi tes clefs de voiture, en faisant levier on pourrait peut-être… 

<br>– …Tu ne veux pas essayer avec quelque chose de plus costaud&nbsp;? Tiens, là, un montant d’étagère, ce ne serait pas mieux&nbsp;? 

<br>– Ah&nbsp;! Yep, peut-être&nbsp;! … Allez, on y va, ça bouge&nbsp;! 

<br>– Continue, Joshua, continue on peut attraper la pierre à la main maintenant. 

<br>– C’est assez ouvert les garçons, on peut passer&nbsp;! Qui est le plus courageux d’entre vous&nbsp;? 

<br>– …Il n’y a pas à aller bien loin… Gosh&nbsp;!!! Il y a bien un corps… C’est une enfant… Fantastique, elle ressemble à une poupée ancienne, et abandonnée&nbsp;!!! Son teint est si pale&nbsp;! 

<br>– Sa peau est albâtre… Sa robe ancienne, et sa petite croix entre ses mains réunies… Oui Josh, une magnifique poupée de porcelaine. Son visage dégage une solennité poignante. Il faut la sortir de là, et la remonter en haut, avec Calie, qu’on leur applique à elles deux les mêmes protocoles… 

<br>– Attends Lise, ça ne se fait pas comme ça, on ne sait même pas pour Calie à quoi s’attendre… 

<br>– Tu m’avais promis Serge… De toute façon, elle a droit à une sépulture, tout comme Calie, si malgré tous nos efforts l’aventure échoue. 

<br>– Joshua, un troisième avis&nbsp;? 

<br>– Je pense comme Lisa, la chance à la science d’abord, au droit à la dignité&nbsp;funéraire après ! 

<br>– Allons chercher un brancard pour Éléonore, nous la déposerons en chambre froide là-haut. Nous remonterons Calie dans son caisson. Joshua, Lise, ça vous va&nbsp;? 

<br>– Deal ! Lisa ? 

<br>– Oui oui, on fait comme ça…

<br>
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il a été décidé que les examens ne commenceraient que demain. Cet après-midi serait consacré à la préparation des corps. Calie est, paraît-il, patchée un peu partout. Josh semble vouloir attendre le tout dernier moment pour la libérer de tous ses stickers. Éléonore est comme irréelle. Une véritable poupée de porcelaine à l’expression faciale figée dans le temps, semblant vouloir délivrer un message. La vision de Aaron était parfaitement juste, avec cette robe d’un autre temps, sa petite croix entre ses mains si fines, presque transparentes, ce visage mélancolique, aux traits fins et les yeux fermés… Elle pense à quelque chose de triste. Je la trouve ravissante, d’une beauté qui dépasse le physique. Une sorte d’aura rayonne autour d’elle, je la ressens. Je suis émue, au bord des larmes. Le décalage horaire, la fatigue et l’émotion m’encouragent à aller me reposer quelques instants. Mes paupières, trop lourdes, se referment sur mes yeux fatigués …

<br>
<br>– Aléïc, t’as d’la visite&nbsp;! T’es là&nbsp;??? 

<br>– Hope&nbsp;? Que me prédis-tu cette fois&nbsp;? Une nouvelle expérimentation&nbsp;? L’exposition de ma virilité aux yeux de jeunes étudiantes en médecine&nbsp;? 

<br>– Tu n’crois pas si bien dire&nbsp;!!! T’as deux nouvelles colloc dans l’loft&nbsp;! Calie, la chambre voisine, et Éléonore… au bout du couloir&nbsp;! J’veux dire, elles sont là… pour de bon ! Avec la chair autour des os, genre, pas décomposées du tout&nbsp;! Tu vois&nbsp;? Dans l’échelle des cas désespérés, t’es p’tit joueur à côté&nbsp;! 

<br>– Calie, et Éléonore&nbsp;? Elles, sont là&nbsp;?… Ah&nbsp;! Mais voilà la véritable raison de ma présence&nbsp;ici !… Je ne suis qu’un brouillon scientifique&nbsp;! L’œuvre principale ce n’est pas moi, mais elles deux. Le réveil d’outre-tombe, le film, ce sont elles les héroïnes. Ma considération, déjà pas bien haute, ne va définitivement plus aller en s’améliorant&nbsp;! 

<br>– Bingo&nbsp;! Tu perds la vedette, mon pauv’&nbsp;! 

<br>– Calie… Calie&nbsp;? Tu te résous à revenir dans ton corps&nbsp;? 

<br>– Je me résous à partir d’ici Aléïc, ça au moins c’est certain !! Ton histoire a porté ses fruits. Je reparle à mon père. Il m’a entendue… Il m’a répondue… Nous marchons l’un vers l’autre, mais force est de constater que je suis encore là. Alors il doit rester encore quelques ajustements&nbsp;à faire&nbsp;! 

<br>– Éléonore est prête à être réveillée elle aussi, tout comme toi&nbsp;? 

<br>– Éléonore et moi ne pouvons opposer aucune résistance au réveil de nos corps. L’affaire est bien trop engagée, et l’espoir qu’elle suscite nous met une pression énorme. Le problème est plutôt la direction que nos âmes vont choisir de suivre, si par miracle l’expérience réussit. Ma volonté n’est pas forcément alignée avec celle exprimée autour de moi… Et je sais que, quelle que soit ma décision, si j’en avais la liberté, Éléonore me suivra. Une double responsabilité pèse donc sur moi. 

<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comprends-moi, toi&nbsp;! Ce tunnel dont tout le monde parle, nous en sommes si près, et privées depuis tellement longtemps. Derrière, un autre avenir nous attend. La mission pour nous serait d’agir à grande échelle, et d’agir directement sur les consciences. Les anges, ça existe pour de vrai… Aucune idée n’arrive totalement par hasard. L’humain est tellement influençable et manipulable, que depuis tout là-haut ce doit être un jeu d’enfant ! Avec tous ces conflits, les violences auxquelles on assiste bien trop passivement, le climat qui se détraque, tu imagines la charge de boulot que ça représente tout ça&nbsp;? 

<br>– Je ne sais vraiment plus quoi dire… L’idée se défend, mais… Que va devenir ta partie charnelle si plus personne ne l’habite&nbsp;? Pourquoi tant de travail, d’espoir comme tu dis, de sacrifices, et de prouesses scientifiques, pour rien&nbsp;? … 

<br>– Pas pour rien… Pas pour rien Aléïc&nbsp;! Si nos maisons devaient rester inoccupées… Une place dans chacune serait à prendre&nbsp;! … Toi par exemple … 

<br>– Moi&nbsp;? Dans un corps de fille&nbsp;? 

<br>– Ce ne serait pas la première fois&nbsp;? Ton histoire avec Dan et Flo, elle t’arrive de où&nbsp;? Et puis il y a Hope… 

<br>– Hope ? 

<br>– Maman rêve de voir sa fille se réveiller… Hope rêve d’une vie, une vraie, une sur terre dans un corps complètement incarné… Maman serait doublement heureuse, sa fille revit, et une voix quitte définitivement sa tête.

<br>
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je me réveille brutalement, je m’étais assoupie. Ai-je bien entendu&nbsp;? Ai-je rêvé, ou bien ces voix ont décidé de me stresser&nbsp;jusqu’au bout ? 

<br>L’âme de Calie reste toujours accrochée au différend qui l’oppose à son père. Serge doit absolument répondre à Calie avant l’exercice de demain, à sa question, si Dan et Flo sont bien réconciliés.

<br>– Hope mon cœur, tu as entendu ce que j’ai entendu&nbsp;? À propos de cet échange de corps&nbsp;? 

<br>– Ce qu’a dit Calie&nbsp;?… Tu l’avais déjà entendu&nbsp;! Mais comme à ton habitude, quand tu r’fuses d’envisager la chose, tu fais l’autruche… Et paf, plantage de tête dans l’sable&nbsp;! Personne n’peut prédire ce qu’il s’passera demain, si l’miracle se produit. Je peux juste dire, que… je s’rai là, avec toi, et j’regard’rai&nbsp;!</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/04/01/c27-jour-30-exhumations/">C27 &#8211; Jour 30 &#8211; Exhumations</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/04/01/c27-jour-30-exhumations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C26 &#8211; Jour 29 &#8211; Retour en France</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/26/c26-jour-29-retour-en-france/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/26/c26-jour-29-retour-en-france/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:12:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4370</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Dans l&#8217;avion, Élise mesure tous les progrès réalisés par sa jeune patiente. Elle a su créer toute seule un site internet, inspiré directement par les [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/26/c26-jour-29-retour-en-france/">C26 &#8211; Jour 29 &#8211; Retour en France</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans l&rsquo;avion, Élise mesure tous les progrès réalisés par sa jeune patiente. Elle a su créer toute seule un site internet, inspiré directement par les causes environnementales que défendait Calie. Avec cette vitrine aux idées les plus chères à sa fille, Élise espère que cette entreprise fera peser la balance au moment du choix de Calie, du côté du retour sur Terre&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Arrivée Roissy Charles de Gaulle" class="wp-image-4375 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/C26-RetourFrance-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Trois jours à peine après avoir décidé de partir pour la France, Josh et moi sommes assis l’un à côté de l’autre dans l’avion. Installée coté hublot, je refuse de dormir. Je lutte contre la fatigue et le sommeil. Je m’occupe l’esprit pour ne rien laisser d’autre prendre la main. Des voix sournoises sont toujours prêtes à s’inviter, et venir chahuter ma perception de l’environnement&#8230; <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sur l’écran allumé devant mon siège, j’ai choisi le forfait internet que propose la compagnie aérienne. La liste de films disponibles ne m’inspirait pas, et m’exposait à la somnolence&nbsp;! Sans attendre, je pars visiter le site de Rebecca, www.reconciliation-planetaire.org. Je découvre sa page d’accueil, avec toute la tendresse d’une mère qui regarde le dessin de son jeune enfant. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Faisant abstraction du thème du site, je m’attarde sur le design. Je mesure immédiatement une évolution très positive dans la personnalité de ma très attachante patiente. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’image de fond représente un paysage d’Afrique. Elle invite d’entrée au voyage. Quelques clics suffisent pour naviguer très facilement entre les différentes pages. Depuis les menus, comme une touriste devant le panneau d’affichage des départs d’un aéroport, je m’attarde sur les différentes destinations proposées. Une liste déroulante affiche un nombre déjà conséquent de pays, qui semblent adhérer aux concepts du site. Becky a déjà réussi à fédérer plusieurs états derrière le thème du développement durable… Elle m’impressionne. La jeune fille très introvertie, complexée et paralysée par la timidité que je connaissais il y a encore quelques semaines, s’est complètement ouverte au monde extérieur. Je souris. Je m’aperçois que mon approche thérapeutique avec elle a porté ses fruits. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Son site est très bien structuré. Elle présente son sujet autour de trois axes : l’intégrité écologique, l’équité entre nations, individus et générations, puis enfin, l’efficacité économique. Peut-être même est-il un peu trop ambitieux&nbsp;! Elle ne pourra jamais gérer à elle seule ces domaines plus complexes qu’ils n’y paraissent. Je pense immédiatement à Calie, pour qui ce site serait une véritable vitrine pour y exposer toutes ses idées. Il pourrait aussi servir de référence par rapport au rôle d’influenceuse qu’elle semble vouloir tenir. C’est un argument de poids à lui soumettre avant son réveil. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je poursuis ma visite. J’arrive sur la page «&nbsp;Projets&nbsp;». La liste, cette fois, n’est pas très longue. Chaque projet est brièvement présenté, suivi d’un lien vers une page dédiée. C’est bien fait, suffisant pour susciter l’intérêt, et se laisser tenter. Je découvre celui dont elle m’a parlé&nbsp;: «&nbsp;Je plante, je mange&nbsp;». C’est une incitation à la culture agricole hors sol, autour des maisons, dans des pots ou des sacs de terre, des tomates, des choux, poireaux ou encore amarantes… L’Afrique souffre de malnutrition, une solution est mise en avant, c’est pertinent. En revanche, il ne figure aucune référence bancaire pour recueillir des dons. Cela ne semble pas non plus l’objectif. L’ambition affichée ici est bien la mise en place de solutions simples, efficaces, astucieuses, et avec des ressources locales. La page Facebook de Calie fait désormais pâle figure à côté. Rébecca a trouvé la formule pour toucher beaucoup plus de monde, et de façon bien mieux ciblée. Tout ça plairait sans aucun doute à Calie. C’est l’espace idéal pour donner à ses idées la visibilité et l’impact qu’elles méritent. Son réveil doit aussi servir à ça&nbsp;: donner vie à ces projets, à cet espoir pour l’humanité et la planète entière. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle, terminal 2E. L’air parisien me semble plus dense, plus lourd que d’habitude. Surement la fatigue du voyage… ou le poids de ce qui nous attend&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J’ai récupéré ma grosse valise, tandis que Josh, beaucoup plus léger, n’avait qu’un tout petit bagage cabine&nbsp;! Galant, il s’en charge pour moi. Nous passons ensemble la douane française. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mon téléphone est encore en mode avion. Il est resté à l’heure de Chicago avec sept heures de moins. Mes pensées, elles non plus, n’ont pas encore atterri. Je pense à Aaron, qui aurait bien voulu partager l’aventure avec nous, et rencontrer Calie en vrai&nbsp;! Je m’étonne aussi du silence de Hope. Est-elle là, quelque part&nbsp;? M’accompagne-t-elle dans ce voyage&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nous arrivons dans le hall d’accueil. Des gens sont là, à attendre les passagers, certains avec des ardoises ou des tablettes affichant le nom des personnes qu’ils viennent chercher. Un peu plus loin, Serge est venu nous attendre, lui aussi, comme promis. <br> <br>Serge &#8211; Élise &#8211; Josh <br> <br>– Lise, toujours aussi élégante !… Le voyage s’est bien passé&nbsp;? <br>– Merci pour l’accueil. Oui, tu vois, sans problème. Tu as l’air en forme&nbsp;! Serge, voici Joshua Cumming, vous vous connaissez déjà&nbsp;? <br>– Yes but… Pas eu la chance, encore, de travailler ensemble. Très heureux d’enfin vous rencontrer Profess… <br>– … Serge, appelez-moi Serge, et… Tutoyons nous, si vous le voulez bien. Ne sommes-nous pas sur le point de braver tous les interdits pour Calie, pour la Science, pour l’humanité&nbsp;?</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/26/c26-jour-29-retour-en-france/">C26 &#8211; Jour 29 &#8211; Retour en France</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/26/c26-jour-29-retour-en-france/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C25 &#8211; Jour 26 &#8211; Dernière amarre</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/22/c26-jour-25-derniere-amarre/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/22/c26-jour-25-derniere-amarre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 18:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4306</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Dans un ultime message dans la peau de Florence, Calie tente de rompre une dernière amarre&#8230; Élise &#160;&#160;&#160;Je prépare avec Josh notre voyage vers la [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/22/c26-jour-25-derniere-amarre/">C25 &#8211; Jour 26 &#8211; Dernière amarre</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans un ultime message dans la peau de Florence, Calie tente de rompre une dernière amarre&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Dan et Flo communiquent." class="wp-image-4311 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/C25-DerniereAmarre-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je prépare avec Josh notre voyage vers la France. S’y prendre à la dernière minute ne nous offre hélas pas les meilleurs prix pour le billet d’avion&nbsp;! Je laisse Heather gérer le report de mes consultations, voire les proposer à d’autres praticiens. Je pars sans donner de date de retour, semant autour de moi une inquiétude non dissimulée. <br> <br>Élise &#8211; Calie <br> <br>– Calie, j’arrive… Calie, nous allons nous retrouver pour de vrai. <br>– Maman… Tout n’est pas aussi simple, malheureusement… Comment te dire ? … Réveiller mon corps est une chose… Faire revenir mon âme dedans en est une autre&nbsp;! <br>– Il suffit d’y croire ma chérie, aies confiance… <br>– Ça ne suffit pas, hélas&nbsp;! Vous exprimez très clairement votre désir que je revienne sur terre avec ce projet fou. J’ai cette pression sur les épaules qui me pèse. J’aimerais faire plaisir, seulement ma conviction profonde est que mon avenir est ailleurs. Si je suis partie si tôt, c’est parce qu’il y a une logique derrière tout ça. Déroger aux règles de l’univers n’a pas de sens&nbsp;! Revenir dans mon corps n’est motivé que pour des raisons affectives. Avec Éléonore nous avons entrouvert une porte. J’ai quasi la certitude que notre avenir à toutes les deux se trouve derrière. Éléonore m’attendait pour ça. Nous avions chacune une partie de la clé pour l’ouvrir. Maintenant que nous sommes réunies, notre vraie mission peut commencer. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Seulement aujourd’hui, il reste encore des amarres bien solides qui nous attachent toutes les deux à cette existence parallèle. En ce qui me concerne, il y en a une sévère avec Papa. Au-delà de nos désaccords, il y a cette fracture entre nous qui apparaît comme une faille géante dans mon paysage, et impossible à franchir. J’ai peur… J’ai peur qu’il soit trop tard, qu’entre nous le dialogue soit définitivement rompu… Rien ne change. Personne ne m’écoute. J’ai personne avec qui partager ma tristesse, mes sentiments, mes convictions… Il me manque un vrai père… Avec deux bras, qui m’enlacent, et dans lesquels je trouve le réconfort dont j’ai tant besoin quand le doute m’envahit… Comment lui dire tout ça&nbsp;? Comment peut-il être aussi sourd, quand je crie mon désespoir&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’histoire de Aléïc est une chouette idée pour tenter de recoller les morceaux. Flo me touche énormément. Même si nous sommes différentes, nos deux histoires sont similaires. L’une comme l’autre, la com’ avec nos pères respectifs semble définitivement rompue, alors que nos sentiments disent tout le contraire&nbsp;! Maman, j’ai écrit à Papa, tu pourras transmettre&nbsp;? <br> <br>– Oui bien sûr ma chérie, un instant, je m’installe. Vas-y… <br>– Papa, voilà ce que Flo aurait dit à Dan&nbsp;: <br> <br><em>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tes mots me font du bien. Ils sont justes et ils me touchent, jusque-là, dans mon cœur. Les miens sont moins réfléchis. Ils sortent parfois de ma bouche sans contrôle. La colère prend bien trop souvent le dessus sur la raison, mais… surtout sur mes sentiments, les vrais. Je suis deux personnes à la fois. Celle qui se cache à l’intérieur de moi est gentille, et sensible. L’autre, celle que tout le monde voit, est impulsive et têtue. Je regrette, je regrette tout le temps, et en permanence&nbsp;! Malgré ça j’ai envie d’être heureuse, même si ça ne se voit pas, même si je ne l’affiche pas clairement sur mon visage, et dans mon attitude&nbsp;! Ton mur était une bonne idée… Attendons juste encore un peu avant de le démolir. Pour balayer définitivement toute ma mélancolie, j’ai besoin de lire et relire tout ce qui y est écrit… C’est important. Il y aurait tellement de choses à rajouter&nbsp;! … <br> </em>
<br>– Papa, tu crois que Flo et Dan sont réconciliés maintenant&nbsp;? Calie&#8230; Peut-elle reparler à son Papa sans qu&rsquo;il ne se fâche ? La laissera-t-il décider toute seule maintenant ?
<br>– Calie ma chérie, quoique tu décides prochainement&#8230; Nous t&rsquo;aimons !
<br>– Je t&rsquo;aime Maman&#8230; Papa aussi, bien sûr !
</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/22/c26-jour-25-derniere-amarre/">C25 &#8211; Jour 26 &#8211; Dernière amarre</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/22/c26-jour-25-derniere-amarre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C24 &#8211; Jour 25 &#8211; Décision</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/16/c24-jour-25-decision/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/16/c24-jour-25-decision/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 10:22:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4183</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;La déclaration d’amour de Calie bouleverse tout. Tandis que Rébecca lance un projet écologique inspiré par son amie, Élise comprend que le moment est venu [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/16/c24-jour-25-decision/">C24 &#8211; Jour 25 &#8211; Décision</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La déclaration d’amour de Calie bouleverse tout. Tandis que Rébecca lance un projet écologique inspiré par son amie, Élise comprend que le moment est venu d’agir. Entre espoir, science et destin, une course contre le temps commence pour tenter de ramener Calie à la vie.</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Baiser céleste" class="wp-image-4223 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="768" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/C23-03-1024x768.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les jours défilent sans que je prenne le temps de redescendre du sommet de mes émotions. Je n’en dors plus la nuit. Calie monopolise toutes mes pensées. Je n’ai pas eu le temps de lui parler de Éléonore… À trop vouloir protéger ma fille, j’en oublie ce qui a été… ce qui est important pour elle. Cette jeune fille, qui nous a lancé un appel à l’aide déchirant, Calie la première doit lui répondre. Je tente sans trop y croire une autre discussion avec Calie. <br> <br>Élise &#8211; Calie <br> <br>– Calie mon cœur, lors de notre très récente discussion, nous n’avons pas eu le temps de parler de Éléonore. Je sais qu’elle est très importante pour toi. Veux-tu qu’on en discute&nbsp;? <br>– Maman… Éléonore a toujours été un sujet qui fâche. Qu’est-ce qui change aujourd’hui&nbsp;? Ne penses-tu pas qu’il serait plus raisonnable de nous laisser seules, entre nous, gérer nos problèmes&nbsp;? Que savez-vous de nous, pour vouloir d’un coup vous immiscer dans notre histoire&nbsp;? <br>– Il se passe que tu lui manques… Qu’elle pense que tu vas l’abandonner… Qu’elle culpabilise de te faire plus de mal que de bien… Qu’elle t’aime, bien plus que tu ne le crois. Qu’elle t’observe, sans que tu le saches… Mais tu l’as lu son appel au-secours&nbsp;? Calie, je comprend cette jeune fille… Moi aussi je me suis éloignée de toi pour te protéger, et… Et je sais combien il est difficile d’être éloignée des gens quand on les aime avec passion. Calie, nous n’avons pas le droit de la laisser tomber… Parle lui, toi. Rassure là. Elle aussi nous pourrions essayer de la ramener à la vie. Tu entends ? On pourrait essayer&#8230; Pour elle, mais aussi pour toi&#8230; Tu en dis quoi&nbsp;? <br>– L’idée de parler à Éléonore en te sachant derrière moi, à analyser chaque mot que je vais lui dire, est juste insupportable&nbsp;! Notre relation est intime, mais puisqu’elle n’ose plus me parler, j’ose faire le premier pas&#8230; quitte à étaler publiquement mes sentiments sur la place. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mon âme sœur, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Au risque de te faire encore culpabiliser Éléonore, ton silence est une souffrance, une injustice faite à des sentiments privés de s’exprimer. Ton amour est un cadeau divin. Tu me le témoignais déjà avec douceur lorsque j’étais encore en vie. Il éclairait mes journées sombres. Il me caressait la joue pendant mon sommeil, il me nourrissait d’espoir et de force pour rester encore en vie. Aujourd’hui il est encore bien plus que ça… Il a encore grandi dans mon cœur. Il est devenu tellement fort que je n’ai plus de mot pour le décrire. Il a fait naître en moi un sentiment pour toi au moins aussi grand. Je suis tellement sûre de ce que je ressens, que je veux le dire à tout le monde. Un tel amour entre deux filles ça existe, ça doit exister, et ça doit se savoir… Bien plus qu’une sœur, je suis vraiment amoureuse… Qu’importe ce que les gens pensent. Qu’importe si cela te fait peur. C’est comme ça, et si mon cœur battait encore, ce serait pour toi, et toi seule. Rassure-toi, tu ne m’as pas non plus pervertie… L’amour est universel. Il est au-delà du genre. Quand il est là, les étoiles s’illuminent. On se sent soudain plus fort, la vie prend un sens, celui de partager son bonheur. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Éléonore, une fois réunie, je rêve de te prendre la main, puis marcher ensemble et fièrement vers notre destinée. Rien ne peut jamais plus nous séparer ni nous arrêter. Nous avions des projets. Nous avons manqué de temps pour tous les accomplir. Je veux continuer. Je veux te rendre heureuse, te voir enfin sourire. Je veux que ton existence soit belle. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Laisse-moi sceller notre amour par un baiser, sur tes lèvres. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je t’aime d’amour <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie <br> <br>– Tu voulais savoir… Voilà, maman&nbsp;! J’aime Éléonore, bien plus que comme tu l&rsquo;imaginais certainement. Mais c’est ce que je ressens, et qui me rend ce monde de ténèbres supportable. <br>– Calie mon cœur… Ta déclaration est très belle, et si sincère… Même si elle me surprend… Elle me fait monter les larmes, des larmes de joie au coin des yeux. Tu es courageuse ma fille, cela te rend belle. Tu es entière, déterminée, sensible et généreuse. Je t’aime comme tu es. Je suis fière de toi. Décrocher un sourire à un visage figé dans la tristesse est une belle ambition. Éléonore embellit tes sentiments, ta personne, ton rapport avec les autres. Même si cet amour n’est pas celui auquel je m’attendais, j’ai hâte de rencontrer cette jeune fille. J’ai hâte de vous voir, toutes les deux. J’ai hâte de… vous voir marcher, fièrement, main dans la main. Contempler ce qui vous unit si harmonieusement. <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quelques minutes passent. Mes pensées sont confuses. Voir ma fille en phase avec ses sentiments et les assumer me rassure. Elle n’est pas seule. Une personne, de l’autre côté, veillera toujours sur elle. Mais voir Calie si fusionnelle avec Éléonore, me laisse imaginer une marche supplémentaire à gravir pour la convaincre de revenir vivre parmi nous. Les papillons dans le ventre de ma fille m’apportent un certain bien-être, mais aussi de l’inquiétude. Il ne m’en fallait pas plus pour démarrer la machine à cogiter. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La nuit va être longue. À deux heures du matin le jour dort encore, je devrais l’imiter. La sonnerie de mon téléphone m’en dissuade net. <br> <br>Rébecca &#8211; Élise <br> <br>– M’dame, t’es-tu devant ton ordi, là&nbsp;? <br>– Becky&nbsp;?… Ben non, je dormais… enfin, c’était l’intention… Bonjour&nbsp;? <br>– Vite vas voir… Tape «&nbsp;www.reconciliation-planetaire.org&nbsp;» pis dis-moi… Dis-moi c’que t’en penses…. C’est «&nbsp;LE&nbsp;» site sur le développement durable qui va devenir la référence planétaire… Calie aurait capoté&nbsp;!!! <br>– Becky, je… Oui, bon d’accord… et après&nbsp;? Il n’est pas un peu tard pour tes yeux là&nbsp;? <br>– Allez, lève-toi, pis check ça, sur la page projets, j’en ai déjà un paquet. Tous en Afrique pour le moment… Parce que c’est le berceau de l’humanité, parce que c’est aussi le continent le plus mélangé au monde… C’qui marche là-bas, ça va marcher partout ailleurs sur la planète. Regarde, M’dame ! Moi aussi j’suis cheffe d’un projet. Ça s’appelle «&nbsp;Moi j’plante, Moi j’mange&nbsp;». J’vais étendre la culture en pots, partout où on peut fourrer des récipients… ou des gros sacs qu’on peut bourrer de terre. Ma production va être locale, pour les gens du coin, sans chariage ni réseau distributeur et surtout, totalement gratis. Ça demande juste un peu d’organisation… En plus de contrer la faim, j’vais reverdir la planète. Si si, c’est possible, pas toute seule bien sûr, mais avec l’aide des communautés locales, avec des essences d’arbres fruitiers, mais pas juste ça. Pour contrer l’érosion et retenir l’humidité, y’a toute une brouette d’espèces végétales, que je ne savais même pas que ça existait&nbsp;! <br>– Becky, c’est formidable tout ce que tu me dis là… Un site internet c’est mieux, oui sans doute, qu’une simple page Facebook. Les thèmes chers à Calie peuvent y être présentés de façon claire, et à un public plus large. <br>– Calie m’inspire, c’est vrai, c’est son site, mais avec «&nbsp;my Becky touch&nbsp;»&nbsp;! Faut qu’elle vienne voir… Faut qu’elle vienne m’aider&nbsp;! <br>– Becky il faut que je te dise… Je parle désormais à Calie, presque comme nous le faisons en ce moment. Ses idées associées aux tiennes, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;elle souhaitait. Ton site est magnifique. Seulement, ses préoccupations du moment semblent actuellement l’éloigner de son militantisme. Le monde parallèle dans lequel elle se trouve, n’est pas un endroit où elle désire rester. Quand une âme quitte son corps, elle entame un voyage mystérieux… Celui de Calie n’est manifestement pas terminé. <br>– Ben non M’dame, elle peut pas s’en aller&nbsp;! J’ai pas tout fait ça pour rien&nbsp;! Ça tiendra pas long sans elle aux commandes. Faut lui dire qu’ici, sur terre, il y a des gens qui comptent sur elle pour soigner la planète. Les graines qu&rsquo;elle a semé ont germé. Faut qu&rsquo;elle r&rsquo;vienne les voir pousser !<br>– Becky, je suis d’accord avec toi. Ton travail mérite d’être mis en lumière. Il est utile, très, même. Calie de son vivant n’a pas eu le temps de réaliser tous ses projets. Elle l’a dit, je l’ai entendue. Ton site, ma chérie, c&rsquo;est une opportunité unique pour elle de poursuivre son œuvre&#8230; Et par conséquent, de la retenir parmi nous. Il faut donc y croire, Becky. Montrons-lui que ton site, le votre, peut réellement servir de remède à tout ce qui se dégrade sur Terre. Et puis, on pourrait même y parler aussi de toute cette haine grandissante, attisée par la cupidité de seulement quelques personnes. L’environnement se dégrade, mais les puissants s&rsquo;en foutent. La guerre aveugle les consciences. L&rsquo;intelligence est mise au service de tout ce qui détruit, matériellement, comme moralement. La course à l’armement reprend. Elle gangrène déjà l&rsquo;économie mondiale, et ne provoque que misère et désolation&#8230;<br>– M’dame, seriez-vous tu pas un peu en colère contre l’humanité, toi aussi&nbsp;? <br>– J’ai beaucoup d’admiration pour vous, les filles, continuez à éveiller les consciences. Le monde en a tellement besoin&nbsp;! <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je renonce au sommeil. Tout se mélange dans ma tête, Éléonore, Rébecca, toutes deux ont besoin de Calie, à leur façon. Et moi, au milieu de tout ça, qui souhaite voir revenir une enfant vivre parmi nous&nbsp;! Je comprends le malaise de Calie qui se sent tiraillée de toutes parts&nbsp;! De plus, elle n’a pas toutes les cartes en main, pour apprécier la situation. Son réveil doit lui être présenté comme une réelle possibilité. Nous devons lui assurer d’appliquer à Éléonore, le même protocole auquel elle sera soumise pour son réveil. Nous n’avons donc plus de temps à perdre. Je dois sérieusement envisager mon retour vers la France. Le plus tôt sera forcément le mieux&nbsp;! Ce n’est plus le moment de faillir&nbsp;! À la perspective de ce qui constitue un défi de taille pour moi, mon cœur s’emballe, et le nombre d’obstacles à surmonter avec. Un rêve vieux de sept ans est sur le point de se réaliser. Les deux grands acteurs, les deux grands magiciens, qui vont œuvrer pour que cette résurrection soit couronnée de succès, doivent être avertis de ma décision. Maintenant. Je les appelle sans attendre. <br> <br>Élise &#8211; Serge <br> <br>– Serge&nbsp;? Élise, tu es debout là&nbsp;? <br>– Bonjour, Lise… Tout va bien&nbsp;? Je t’ai refilé mon insomnie&nbsp;? <br>– … Ça y est Serge, le grand jour arrive, enfin&nbsp;! Je parle de Calie et de son réveil. Je pense qu’il ne faut plus tarder. Tu m’avais expliqué dans les grandes lignes, la dernière fois, comment tes travaux pouvaient contribuer à son retour parmi nous. C’est le moment de tout donner. <br>– Vraiment&nbsp;? Quelle fabuleuse nouvelle&nbsp;! Crois-moi, je n’ai pas attendu ton appel pour plancher sur un protocole. Je pense effectivement aujourd&rsquo;hui être capable de réanimer toutes les fonctions vitales de Calie. Nos tests sur Aléïc nous ont beaucoup appris, mais des incertitudes demeurent. La maladie est toujours là, en sommeil, dans son petit corps. Il ne s’agit pas seulement de relancer la mécanique, il faut également soigner ses cellules déficientes pour la guérir définitivement. <br>– Tu n’es pas tout seul dans cette entreprise, Serge. Josh et toi détenez les clés pour transformer ce défi scientifique en succès. Je l’appelle juste après. Il ne devrait pas se faire prier pour venir en France, surtout pour cet événement. Nous pourrions même voyager ensemble.<br>– Le docteur Joshua Cumming&nbsp;? Il va nous falloir collaborer. Nous avons besoin d’un peu de temps pour accorder nos violons. Évitons toute précipitation. <br>– Je te mets en relation avec Josh, dès que possible. Ah&nbsp;! Et puis ce n’est pas tout&nbsp;… Il faudra… Sitôt que nous l’aurons retrouvée, intégrer au projet l’amie de Calie, Éléonore. Si nous avons une chance de voir les yeux de Calie se rouvrir un jour, ça ne pourra pas se faire sans l’aide de cette mystérieuse jeune fille. <br>– Le cas de Calie est déjà complexe, celui de cette petite inconnue… Il ne faut pas non plus espérer l’impossible&nbsp;!! <br>– C’est Calie et Éléonore ensemble, ou cela ne marchera pas&nbsp;! Tout reste possible tant qu’on n’aura pas tout essayé&nbsp;! <br>– J’aimerais partager ton optimisme… Je prendrai en charge nos deux petites patientes, avec la même attention pour chacune. Je te promets. Tenez-moi au courant dès que vous avez vos billets d’avion. Je viendrai à l’aéroport vous chercher&nbsp;! Vous pourrez vous installer à la maison. Elle est assez grande pour nous tous, et la durée de votre séjour difficile à estimer. Ce sera bien plus pratique. <br>– Merci pour l’hospitalité, je… <br>– … Je t’en prie, c’est chez toi aussi… J’ai déménagé, mais j’ai gardé tous nos meubles, y compris notre lit&nbsp;! <br>– …&nbsp;! Je… Je te préviens dès que nous avons nos dates de voyage ! Merci pour … Merci de continuer d’y croire. J’appelle Josh. Je t’embrasse. <br>– Bise, Lise… À très vite&nbsp;! <br> <br>Élise &#8211; Josh <br> <br>– Josh ? Élise… <br>– Lisa&nbsp;? What’s going on&nbsp;? C’est quoi la catastrophe cette fois&nbsp;? Il se passe quelque chose de grave&nbsp;? Allez vas-y balance&#8230; Qu’est-ce qui va pourrir le reste de ma nuit, ce coup-ci&nbsp;?! <br>– Ah, l’heure matinale&nbsp;?! Oui, mille excuses, mais ce que j’ai à t’annoncer valait le coup ! <br>– Gosh, je crains le pire&nbsp;! <br>– Je voudrais que nous préparions le retour de Calie. Je viens d’en parler à Serge, il est d’accord. Il pense avoir trouvé un protocole pour réveiller notre sweet Sleeping Beauty. Il a besoin de toi, j’ai besoin de toi. Et puis il est fort probable que sur place nous rencontrions une très grosse surprise. Une seconde jeune fille dort, depuis de très nombreuses années, cachée elle aussi, juste à côté de Calie. Quand penses-tu pouvoir te libérer pour venir en France&nbsp;? <br>– Seriously&nbsp;? Une autre jeune fille&nbsp;? À côté de Calie&nbsp;? Je l’aurais vue… Il est quand le prochain vol Chicago-Paris ? Je passe te prendre&nbsp;? Ou on se retrouve à l’aéroport&nbsp;? <br>– Tu me surprendras toujours… Je regarde d’abord les différentes options de voyage. Je te rappelle dans la soirée pour régler les détails, et te parler de… Éléonore.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/16/c24-jour-25-decision/">C24 &#8211; Jour 25 &#8211; Décision</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/16/c24-jour-25-decision/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C23 &#8211; Jour 24 &#8211; Réconciliation</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/12/c23-jour-24-reconciliation/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/12/c23-jour-24-reconciliation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 10:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4106</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Élise découvre la rencontre dans l&#8217;au-delà entre Calie et sa sœur Hope. Cette réconciliation suffira-t-elle pour que Élise et Calie puissent enfin se parler ? [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/12/c23-jour-24-reconciliation/">C23 &#8211; Jour 24 &#8211; Réconciliation</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Élise découvre la rencontre dans l&rsquo;au-delà entre Calie et sa sœur Hope. Cette réconciliation suffira-t-elle pour que Élise et Calie puissent enfin se parler ? Éléonore, devant la probabilité grandissante du réveil du corps de Calie, supplie qu&rsquo;on vienne aussi la réveiller&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Calie et Hope se réconcilient" class="wp-image-4125 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/Reconciliation1-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">
<br>Élise
<br>
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je n’ai pas dormi de la nuit. Les mots que Serge s’apprête à faire prononcer à Dan, pour répondre à la question de Flo, ont dansé dans ma tête toute la nuit. Notre séparation va forcément refaire surface dans son esprit, et rajouter de la distance entre nous. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La meilleure des choses à faire tout de suite serait de l’appeler, pour éviter qu’il se laisse chahuter par de vieilles frustrations. J’ai beau me répéter en boucle qu’à l’époque mon choix était binaire, que mon absence était bien moins difficile à vivre qu’une déchéance mentale infernale. On ne peut jamais savoir précisément jusqu’où les gens qui vous aiment sont prêts à s’engager pour vous aider. J’ai privé Serge et Calie de toute opportunité de me le prouver. Au lieu de ça, je leur ai prêté des intentions, qui aujourd’hui encore me culpabilisent. <br> <br>Hope &#8211; Élise <br> <br>– Appelle-le&nbsp;? Pourquoi t’attends ? <br>– Je ne suis pas prête, Hope… Prête à plaider ma clémence, alors que la culpabilité me dévore&nbsp;! <br>– T’as la trouille&nbsp;? La trouille qu’l’océan derrière l’quel tu t’caches vous sépare définitivement&nbsp;? <br>– Forcément j’ai la trouille, tu crois quoi&nbsp;? Que c’est facile, toi, de composer avec un ermite scientifique&nbsp;?… <br>– Franchement, je n’sais pas l’quel de vous deux&nbsp;est l’plus ermite ! <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’horloge tourne, je n’ai pas le courage de m’époumoner à courir après le bus. Ma curiosité l’emportera toujours sur la raison&nbsp;: aujourd’hui peut-être, Dan et Flo vont tomber les masques. Serge et Calie brisent la glace, enfin. Tant pis pour le bus. Je m’installe dans le fauteuil, ignorant honteusement mon devoir professionnel. L’ordi sur les genoux, je commence, comme chaque matin, par regarder mes emails. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Email <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;De : Serge <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet : Histoire d’Aléïc <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À : Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bonjour Lise, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’histoire d’Aléïc remue bien des souvenirs. J’ai formulé ce message pour tenter de répondre à la question de Flo, qui n’a rien d’anodine… <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Message pour Calie <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, je te propose cette réponse, de Dan à Flo. Il m’est impossible de ne pas faire le rapprochement entre leur situation et la nôtre… C’est la maladie, je pense, la principale raison qui a poussé ta mère à partir. Mais ici, je peux aussi très bien imaginer que d’autres facteurs aient poussé la maman de Flo à vouloir s’éloigner. <br> <br><em>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sans doute qu’au départ nous nous ressemblions trop. Après quelques années de vie commune, nous ne finissions par voir en l’autre que nos propres défauts. La différence apporte parfois la complémentarité et le challenge. C’est ce qui manquait probablement à notre couple, et elle est partie la première. Mais parce que tu étais là, si jeune, je n’ai toujours pas accepté sa décision, si brutale. Je la comprends, c’est tout. Pas facile ensuite d’essayer de convaincre son enfant de la normalité d’une situation, qu’en son for intérieur on n’accepte pas. Je n’ai jamais trouvé les bons mots, ni le bon moment pour t’en parler. J’ai de la colère en moi, comme toi, je le vois bien. Je vis avec. J’arrive à la mettre en sommeil quelques temps, mais elle se ravive très vite lorsque les souvenirs reviennent, ou encore lorsque nous cessons de nous parler. On a beau dire « ce qui ne tue pas rend plus fort », je ne partage pas vraiment l’idée. Il y a des blessures aux cicatrices permanentes. J’ai donc construit des remparts autour de mes sentiments, parce qu’il était bien plus facile de chercher à se protéger que de faire acte de courage. Pour ma part, vis à vis de maman, il aurait été bien plus intelligent de ravaler ma susceptibilité, mon amertume ou je ne sais quoi d’autre, pour tenter d’ouvrir le dialogue sur ses motivations profondes, et ensemble trouver des solutions, tant qu’il y en avait. Tout ce que j’ai réussi à ravaler, c’est ma libido, et l’envie de me remettre avec quelqu’un d’autre&nbsp;! Alors, accompagné de ma solitude et de mon obsession pour l’écriture, je traine inévitablement l’image d’une personne froide, introvertie et insensible. Pourtant des vulnérabilités, j’en ai plein. Tu en es même la plus belle ambassadrice. Derrière mes fortifications émotionnelles, chaque coup reçu en fragilise la structure. En te murant dans ce silence, je comprends donc très bien tout ce que tu peux ressentir, et ta frustration de ne pas pouvoir l’exprimer. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est tout ça qui m’a donné l’idée de ce mur qui se dresse, tel une montagne entre nous. Dessus, nous pouvons enfin afficher la vraie couleur de nos sentiments, et nous délester de tout ce qui nous sépare. J’ai vraiment hâte de pouvoir le démolir avec toi, et de nous rencontrer à nouveau. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge </em><br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge a compris ma décision, mais elle lui reste toujours un peu en travers. Son cœur balance entre fatalité et amertume&nbsp;! Malgré son attitude avenante, le rapprochement que j’espère est encore loin d’être gagné. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un autre email, une autre émotion… <br> <br> &nbsp;&nbsp;D&nbsp;e : Mrs Moore <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet&nbsp;: Aaron, Calie, Hope et Éléonore <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À&nbsp;: Dr Élise Ioannis <br> <br>Chère docteur <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Encore une fois je vous écris pour vous parler des visions de mon petit Aaron. J’endosse une fois de plus le rôle de secrétaire, pour retranscrire tout ce qu’il a enregistré sur son téléphone, à propos de ce qu’il a vu et entendu. Il s’agit d’une rencontre entre Calie et Hope, puis d’un message de cette mystérieuse Éléonore, déjà évoquée dans un précédent email. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Très amicalement, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Émilie Moore <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Échanges entre Calie et Hope <br> <br><em>Hope – Calie, es-tu là&nbsp;? J’me moque de Maman avec sa façon d’t’appeler, et moi j’fais pareil&nbsp;! Comment attirer ton attention, aussi&nbsp;? Pourquoi Aaron arrive-t-il à t’voir, à m’voir, et entre nous, entre sœurs, ça n’marche pas&nbsp;? <br>Calie – …Faudrait… Faudrait peut-être commencer par essayer, tu ne crois pas ? <br>Hope – Calie&nbsp;? T’es où&nbsp;? Comment arrives-tu à … à t’téléporter jusqu’ici&nbsp;? Tu n’habites pas… enfin, tu es en France là, non&nbsp;? <br>Calie – Je pense qu’il y a beaucoup plus de chance que ce soit toi qui voyages… en utilisant la médiumnité de Maman, tu vois&nbsp;?… <br>Hope – J’n’ai pas bougé…&nbsp;! J’veux dire… <br>Calie – …Observe… Regarde autour de toi, es-tu encore chez toi&nbsp;? <br>Hope – Tout est flou… Je… J’te vois… Tu n’as pas grandi&nbsp;? Tu r’ssembles à… à la fille en photo, celle de quand t’es partie&nbsp;! Pourquoi&nbsp;? Pourquoi Aaron m’a vue moi, à l’âge que nous devrions avoir&nbsp;?… <br>Calie – Mystère… Je pense que notre image se dessine dans l’esprit des vivants&nbsp;! Et dans la mémoire des gens, je n’ai pas eu le temps d’être aussi belle que toi, moi&nbsp;! <br>Hope – Mais c’est hallucinant… j’n’ai jamais mis un pied sur terre&nbsp;! Personne d’autre que Maman n’sait à quoi j’ressemble&nbsp;!!! <br>Calie – L’amour de Maman t’as façonnée, crois-moi, elle t’a imaginée plus vraie que nature. Tu es super réussie&nbsp;! Rien n’est plus fort que l’amour&nbsp;! <br>Hope – Tu m’vois…&nbsp;? Moi j’te vois… J’existe… J’existe pour de vrai, Calie&nbsp;! <br>Calie – Tu existes, ça c’est certain&nbsp;! Tu existes tellement, tellement fort, que je culpabilise de toute mon âme… Le poids de la honte m’écrase… Je dois te demander… Je te demande pardon… <br>Hope – Pardon&nbsp;? Mais pardon d’quoi&nbsp;? <br>Calie – Pardon, tout court… pour, tu sais quoi … Pourquoi m’as-tu appelée sinon&nbsp;? <br>Hope – … J’n’ai rien à t’pardonner d’quoi qu’ce soit… Nous sommes toutes deux victimes dans c’t’histoire&nbsp;! J’voulais… Juste te rencontrer. J’venais m’présenter, c’est tout, genre&nbsp;: Bonjour Calie, j’suis ta sœur, ta sœur jumelle, coucou… Tu m’remets&nbsp;? <br>Calie – J’ai les larmes aux yeux, Hope… Je craque… je me sens si redevable envers toi… Et en même temps, j’ai l’impression d’avoir tout gâché… Ma sœur, toi… Ma vraie sœur… Avec moi, ici, de ce côté-là de l’existence… Il aura fallu tout ce temps… Mourir toutes les deux&#8230; Pour se trouver… L’émotion m’en fait perdre la voix… <br>Hope – Alors n’dis rien, et approche. J’t’ouvre mes bras… Viens là, viens contre moi… <br>Calie – Ma sœur… ma sœur… ma sœur, tu m’as trop manquée&nbsp;!… <br>Hope – À moi aussi… À moi aussi, Sœurette… T’imagines même pas&nbsp;! </em><br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voici le message de Éléonore <br> <br><em>– Aaron, n’aie crainte de moi… Tu es mon dernier espoir. S’il te plaît, porte ce message. Il peut me sauver, il le doit… Porte-le… Je ne sais à qui exactement, mais il faut qu’il soit entendu, de l’autre côté… Celui des vivants, vois-tu ? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie va partir. Bientôt, très bientôt même, je le sais. Je n’en puis plus de cette éternité !… Que nul n’imagine qu’elle soit un privilège&nbsp;! C’est une malédiction, une punition divine. Une punition pour un crime que je n’ai point commis. C’était moi la victime… L’injustice va jusqu’à me faire porter tout le poids de cet acte odieux ! À tous ceux qui voudront comprendre ma tristesse… Pour toi Calie, pour toi Aaron, voici mon histoire. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je naquis en l’an 1804. À dix ans, je fus confiée à l’hospice Saint-Camille, à quelques lieux de ma très modeste demeure, dans un quartier pauvre à la périphérie de Paris. Je souffrais de graves difficultés respiratoires. Aucun choix ne m’eût été laissé. On ne voulait pas d’une enfant chétive, malade, qui n’était qu’une charge encombrante pour ma famille. En échange de soins, de nourriture et d’une éducation religieuse, il me fut assigné des tâches. Je m’en acquittais avec reconnaissance et assiduité. La plus importante d’entre elles était de prier. Prier pour nos bienfaiteurs, en échange de généreux dons pour notre institution. À cette époque, il était d’une grande importance de s’assurer de la bonne direction que prendrait son âme au moment du trépas. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais l’argent ne saurait tout acheter !!! À douze ans, si la providence me souriait, je pouvais espérer gagner ma vie, ou bien servir comme apprentie au sein d’une honorable famille. Hélas, cette chance ne m’échut pas. Un jour, l’un de nos généreux donateurs se mit à douter que son argent fût bien employé pour le salut de son âme. Sa fortune était pervertie, et son arrogance insupportable. Il exigea des garanties pour son argent souillé. Je fus désignée pour prier seule, à ses côtés, toute une matinée afin d’apaiser ses angoisses. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’argent accorde un pouvoir malsain ! Son haleine fétide, sa toux rauque, tout en lui laissait entendre que l’au-delà lui souriait déjà. Je priai… Jusqu’au moment où je sentis ses mains détestables se poser sur moi. Mes prières étaient pures et innocentes, mais ses mains étaient criminelles. Je n’ai cessé de prier, je n’ai pas arrêté… Et lui, avec ses yeux de démon, en profita pour me voler mon innocence, et ravir mon enfance. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Pourquoi m’avoir sortie de la rue, si c’est pour me livrer à un monstre aux bourses trop pleines ? Moins d’un mois après, à l’aube de mon douzième anniversaire, je mourus d’une pneumonie, vraisemblablement transmise ce jour-là. Son argent avait acheté mes prières… ma vie… mais pas mon âme ! Depuis ce jour, comme une cicatrice qui ne veut pas se refermer, une blessure qui veut rester visible pour témoigner, mon corps refuse de se décomposer. Mon âme y demeure toujours prisonnière. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Plus de deux siècles n’auront malheureusement pas suffi à effacer cette ignominie. Mon histoire n’est que tristesse et malheur. Je suis née misérable. Je suis morte misérable. Je resterai misérable. Je suis le parfait contrepoids du bonheur. Mon existence ne sert qu’à cet équilibre diabolique, qui profite à ceux qui ne connaitront jamais le malheur. <br> <br>– Calie, le ciel m’a oubliée. Le ciel ne m’aime pas. Personne ne m’attend, ni ici, ni ailleurs. Toute ma vie n’a été que souffrance. Ma seule lumière ces dernières années fut toi, Calie… L’âme que j’aime le plus au monde, va m’être enlevée… Je ne mérite point cela ! Mon seul crime… fut peut-être d’avoir envoyé ce message ambigu lorsque tu n’avais que dix ans : « Les huis d’une voie toute emplie de lumière s’ouvrent devant Calie, en franchissant le seuil, elle deviendra l’eslue, pour le bien et outre&nbsp;». Ta mère l’a entendu, mais ne l’a pas compris. Cela signifiait que tes idées ouvraient les portes d’un chemin lumineux, sur lequel les gens que tu rencontrais se rapprochaient du bonheur, de la sagesse, et de la réconciliation avec leurs semblables. Tu étais l’élue, celle qu’on suit avec confiance et admiration. Ta famille et tes proches auraient dû comprendre… te faire confiance… t’accompagner et… te laisser partir. La vie ne s’arrête pas après la mort, je le sais trop bien&nbsp;! Il fallait que je prévienne. À défaut d’avoir réussi à te convaincre de guérir, je te devais de faciliter ton passage vers l’au-delà. J’ai malheureusement échoué, une fois de plus. Tes parents ont tout fait pour te retenir ici-bas. Ils ne mesuraient pas l’enjeu. Toutes leurs pensées étaient obscurcies par la gravité de ton état, et de l’injustice qu’ils pensaient subir. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Plus je m’attache à toi plus je te fais du mal, Calie, mais sans le vouloir. Il ne fallait pas que ça continue après que tu sois venue me rejoindre, ici. Je reste donc cachée, mais jamais loin de toi… si tu savais&nbsp;! J’ai besoin de ta présence, de te voir. Maintenant, on parle de réveiller ton corps… ton âme risque bien d’y être aspirée ! Je ne saurais supporter que la barrière de la vie nous sépare à nouveau. Je désire être réveillée moi aussi… Moi aussi, mes chairs sont intactes, même après tout ce temps. Rien que cela mérite qu’on vienne me chercher et qu’on étudie le phénomène. La lumière de ma vie n’est qu’éteinte. Je ne suis qu’endormie. On m’a volé ma vie, ma misérable vie, celle qui n’a pas eu le temps de devenir belle. L’amertume ronge ma confiance dans l’humanité, et je me sens irrésistiblement aspirée vers les ténèbres, plutôt que vers la lumière… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il faut venir me chercher !!! Me sauver, moi aussi !!! Sauver mon âme, qui se noircira, c’est certain, sans toi à mes côtés. Je te dis où mon corps repose. Il se trouve au sous-sol, dans une crypte voûtée, fraîche et sans lumière. Nous sommes l’une à côté de l’autre, mais séparées par un mur. Devant la pierre ornée de deux ailes d’ange sculptées, il y a ton sarcophage, de l’autre côté… Je suis allongée, dans ma prison de silence. C’est aussi par-là que je dois sortir… L’endroit où je me trouve possède une issue autre… Mais l’autre… l’autre est maudite, interdite… Je ne sais ce qui se cache derrière, mais c’est puissant et malfaisant. Cela me terrifie, et semble vouloir me tirer par les pieds, comme si le destin me rappelait où est ma véritable place. Je serai à jamais prisonnière de ma condition de naissance. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, ma croix est devenue trop lourde à porter seule… Calie… Je t’aime de toute mon âme… Je t’ai toujours aimée… Je verserai toutes les larmes de mon corps à te voir partir. Où que tu ailles, laisse-moi te suivre… Amène moi avec toi… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aaron mon ami, mon sauveur, porte mon message… Fais en sorte qu’on vienne me libérer. Je t’en serai éternellement reconnaissante. Tu es mon seul espoir…</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La lecture de ces deux témoignages me fait pleurer, encore une fois. Je suis secouée, quelle émotion&nbsp;! Mes deux filles se rencontrent…&nbsp; Une situation tellement improbable, qu’elle relève du miracle. Mes bébés sont vivantes, bien vivantes, mais ailleurs… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Éléonore… elle aussi&nbsp;! L’histoire de cette jeune fille est terrifiante. Son appel au-secours doit être entendu&nbsp;! Nous en avons le devoir. Sa détresse est immense et me touche profondément. Il faut sauver cette si belle amitié qu’elle et Calie entretiennent par-delà la mort. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je regrette tellement ne pas avoir su décoder les messages qu’elle nous a envoyés à deux reprises. Aurions-nous pour autant eu les moyens de déceler la maladie de Calie, alors qu’elle n’avait que trois ans&nbsp;? Un parent n’a-t-il pas le devoir de dire à son enfant de se battre pour la vie, plutôt que de le regarder passivement mener à bout de bras une quête qui lui pompe ses dernières forces&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La réconciliation de mes filles a dû faire tomber le dernier rempart qui retenait Calie de me parler directement. L’heure de notre rencontre, elle et moi, a sonné. Nous devons pouvoir nous parler, de vive voix… Nous avons à discuter du projet qui la concerne, de Éléonore, de Hope, de Serge, et d’un tas d’autres sujets, y compris de ce maudit silence capable de nous maintenir à l’écart l’une de l’autre. <br> <br>Élise &#8211; Hope <br> <br>– Hope ma chérie, au secours … Aide moi à parler à Calie. Parler, comme nous le faisons là, toutes les deux, ensemble, depuis toujours. Il y a des choses qui ne s’écrivent pas, et qui ne peuvent être dites que de façon orale. La plus belle émotion est celle qu’on partage face à face. Je veux vivre ça avec Calie, maintenant. <br> <br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;– Call me, call me on the line <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Call me, call me any, anytime <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Call me, call me I&rsquo;ll arrive <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;You can call me any day or night <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Call me </em><br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mon aide pour quoi&nbsp;? Tu crois vraiment qu’là, d’un coup parce que j’lui demande, elle va v’nir…&nbsp;? C’est à elle d’faire le chemin. Et à toi, d’l’encourager. J’crois qu’elle est prête. Elle a juste besoin d’un dernier p’tit coup d’pouce. Elle n’a jamais été aussi accrochée à c’que tu fais, c’que tu dis. Écris-lui, parle lui, tu verras, elle te répondra… J’parie tout c’que tu veux&nbsp;! <br>– …!… Calie mon ange, c’est Maman… J’imagine que tu es là, devant moi ou à coté, curieuse et impatiente de m’entendre… J’espère trouver les bons mots, ceux qui apaiseront tes angoisses, et qui répondront à toutes tes questions. Je sais tout ce qui pèse sur ton cœur, et combien tu m’en veux pour mon absence, depuis toute petite. Il n’est pas facile d’expliquer que ce sacrifice était un acte d’amour. Un amour maternel si fort qu’il ne t’a jamais quitté, même si tu en as douté, parfois. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ma maladie, mon état psychologique, est un voyage intime et personnel, qui malheureusement et involontairement interfère avec la vie des gens qui me sont chers. Je voulais t’épargner mes souffrances, ma dégénérescence, à toi mais aussi à ton père, et à tous ces gens dont le regard me stigmatisait et m’enfonçait chaque jour un peu plus dans ma folie. Tu me manques Calie… Tu me manques depuis la première seconde après mon dernier bisou, sur ton front, quand je suis partie. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Des excuses ne suffiront pas, je le sais. Ça ne suffira pas à effacer cette grande solitude, celle aussi qui fait mal lorsqu’on se compare aux autres. Je n’ai que mes regrets à t’exprimer, pour tenter d’alléger un peu ta souffrance. C’est peu, et dérisoire au regard de tout ce que tu as subi. Je ne cherche pas d’excuse, mais voici de mon côté comment j’ai vécu notre distance. Peut-être me trouveras tu quelques circonstances atténuantes. Je ne supportais notre séparation qu’en te voyant bien grandir, et moi aller de mieux en mieux. Ta soudaine maladie est venue remettre tout en question. Mon départ pour te protéger perdait tout son sens. Désormais je t’abandonnais, et dans un moment particulièrement difficile. Mon impuissance à t’aider et ma culpabilité m’ont tourné la tête. Puis tu es partie, définitivement… Je ne pouvais pas l’accepter, je n&rsquo;y croyais pas… aujourd’hui encore&nbsp;! Depuis cet événement, ma vie s’est écroulée, ou plutôt, elle a basculé dans quelque chose de mystique. Il y a eu d’abord cette voix… mais surtout cette présence que je sentais en moi, qui renforçait ma certitude que tu étais toujours là, quelque part, tout près. Mon intuition ne m’avait pas trompée. Seulement tu n’étais pas seule. Hope, ta sœur, était là aussi. Elle a curieusement commencé à me parler le jour où tu nous as quittés. Comment ne pas voir là un signe du destin. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aux vues de mes antécédents psychologiques, je pensais que je m’inventais une image de toi pour me rassurer. Une image qui me confortait dans l’idée que tu n’étais pas morte. Une image qui m’a convaincue de garder ton corps intact, le temps de le réparer, pour que tu puisses le récupérer plus tard. Le temps a défilé, et cette représentation de toi a grandi. Je me suis pourtant aperçue très vite que cette image ne te ressemblait plus. Je lui ai même donné un autre prénom que le tien. Mais elle te ressemblait tellement… que… je n’ai eu d’attention que pour elle. Elle était vivante, elle, à sa façon. Je voulais tellement que ce rêve existe, que j’ai ignoré les messages que tu m’envoyais, pourtant écris de ma propre main. Je comprends ta jalousie pour Hope. Elle est légitime. Tu as mille raisons de m’en vouloir, même si à travers Hope c’est toi que je cherchais. Mon amour pour toi, ma chérie, n’a jamais cessé, il me dévore. Il est toujours là, intact et sincère. Comment te le montrer, te le prouver. Parle-moi Calie… Parle-moi comme ose le faire Hope depuis longtemps… Je te supplie à genoux mon cœur, il y a tant de temps et de choses à rattraper entre nous. Et tant d’évènements se précipitent… Parle-moi mon ange… Appelle moi Maman, encore une fois… Rien qu’une. <br> <br>Calie &#8211; Élise <br> <br>– Maman… ? <br>– Calie, ma fille, mon amour… <br>– …Maman, je… Tu m’as émue, émue aux larmes&nbsp;! Je désespérais voir ce jour arriver… L’émotion m’en fait perdre mes mots… pourtant préparés depuis si longtemps. Je savais que ce moment allait arriver… un jour&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J’ai pardonné à Hope… Non… Je me suis excusée, non, non plus… J’ai demandé à … à ma sœur,&nbsp;de bien vouloir me pardonner ! Je me suis mal conduite avec elle. J’étais en colère. Toutes ces révélations… Elles m’ont permis de faire la paix, avec moi-même. C’est irréel… Je te parle, tu me parles, j’étais loin d’imaginer la chose possible, enfin comme ça, de cette façon. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Maman il y a un million de choses à se dire, comme avec Papa. Parmi elles… Il y a ces choses, que vous pensez bonnes pour moi. Mais vous pensez toujours et encore à ma place, sans me demander. Le temps a passé, j’ai grandi, et regardez&nbsp;: je suis toujours là&nbsp;! Est-ce cela ma véritable destinée&nbsp;? Est-ce votre culpabilité qui me retient ici&nbsp;? Vous êtes-vous posés la question&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dan et Flo sont arrivés à nous faire faire un pas l’un vers l’autre, avec Papa. C’est bien, mais ce n’est qu’un début. L’essentiel n’a pas été dit, il est resté en magasin… Aide-moi à partir de là, Maman… Je ne sers à rien ici, mon avenir est ailleurs… Je le sais. Vous devez comprendre… <br>– Quitter vos costumes de Dan et de Flo&nbsp;!!! Calie, tu as raison, ce n’est qu’un début de rapprochement. Il faut vous entendre sur le fond désormais. C’est le moment de faire tomber ce fameux mur, à coup de masse. Augmentez l’espace du salon, ouvrez vos bras… Courez l’un vers l’autre&nbsp;! <br>– …Maman… <br>– Calie, ta voix s’éloigne… Reste… Nous n’avons pas parlé de ton réveil. Je veux le programmer au plus tôt, toutes les barrières tombent… Calie je t’en fais la promesse… Je vais te sortir de là, oui, maman va tout faire pour ça&nbsp;!</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/12/c23-jour-24-reconciliation/">C23 &#8211; Jour 24 &#8211; Réconciliation</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/12/c23-jour-24-reconciliation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C22 &#8211; Jour 23 &#8211; Serge et Flo</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/09/c22-jour-23-serge-et-flo/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/09/c22-jour-23-serge-et-flo/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 16:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=4031</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Dans un email adressé à Aléïc, Serge tente une dernière fois de le convaincre de sa sincérité. À travers l&#8217;histoire que raconte Aléïc, Serge utilise [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/09/c22-jour-23-serge-et-flo/">C22 &#8211; Jour 23 &#8211; Serge et Flo</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans un email adressé à Aléïc, Serge tente une dernière fois de le convaincre de sa sincérité. À travers l&rsquo;histoire que raconte Aléïc, Serge utilise le personnage de Dan pour parler à sa fille Calie. Calie lui répond de la même façon, à travers le personnage de Flo&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Florence écrit sur le mur du salon: &quot;Pourquoi Maman est partie&quot;" class="wp-image-4044 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:800px"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/Flo-Mur2-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ma routine matinale me fait agir par automatisme, soulageant ainsi un système nerveux qui depuis l’heure du réveil est à la traine, comme à son habitude. Il me faut en général pas moins de deux à trois tasses de café pour m’apercevoir que la journée a bien commencé. Une fois les yeux un peu plus ouverts, je scrute parmi tous mes spams de la nuit, si un email se distingue parmi d’autres. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les évènements récents orientent forcément mon attention vers ceux qui me seraient envoyés par Serge. Immanquablement, sa réponse à Aléïc était à prévoir… <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Email <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;De : Serge <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet : Aléïc <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À : Élise&nbsp; <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À l&rsquo;attention de Aléïc <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Salut Aléïc, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je comprends tout-à-fait ta réaction par rapport à ma proposition. Moi-même à ta place, très certainement, je m’insurgerais comme tu le fais aujourd’hui. Ce que je me suis permis de te dire et demander repose sur une analyse exclusivement factuelle de la situation. Je respecte bien entendu ton ressenti, et je rejette l’idée de te mettre la pression pour obtenir quoique ce soit de purement personnel dans cette histoire. Tu es bien entendu totalement libre de tes choix, et très sincèrement je m’engage à les suivre. Je ne tourne seulement pas autour du pot, pour te dire qu’essayer de se construire un nouveau personnage représente peut-être un espoir, lorsque plus aucune chance de retrouver la personne qu’on était n’est permise. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par ailleurs, je voulais aussi t’informer que… Comme tu le sais déjà peut-être, ma relation avec Calie n’est pas simple. Les yeux avec lesquels je la regarde ne sont très vraisemblablement pas les mêmes que ceux d’un ami. J’ai mes tords, très certainement, dans notre relation conflictuelle, mais ce ne doit pas devenir motif à ne plus nous parler du tout. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est la raison principale pour laquelle je sollicite une fois de plus ton aide. Si tu hésites, fais-le au moins pour Calie. Je sais qu’à travers ton histoire je peux l’atteindre. Je sais aussi que le personnage de Flo l’interpelle. Quelque part, de mon côté, son désir de devenir astronaute me parle. Voilà ce que j’aimerais lui répondre, si tu me le permets. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge <br> <br><em>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Flo, te voir si triste en permanence me brise le cœur. J’aimerais pouvoir te parler, trouver le bon moment, les bons mots, mais l’idée de faire pire que mieux me terrifie et me paralyse. Je ne suis pas fier de moi. Ma maladresse pathologique avec la gent féminine est très certainement à l’origine de cette situation. J’espérais qu’avec le temps ça allait s’arranger, mais je constate que c’est pire. Je ne sais faire que m’immerger dans le travail pour fuir la réalité blessante du quotidien, et malheureusement avec, ma responsabilité de papa. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’idée de cette magnifique œuvre d’art était qu’une fois que nous nous serions retrouvés, ensemble nous puissions la casser à coups de masse, pour ne plus jamais voir se dresser quoique ce soit entre nous. Le salon serait agrandi, mais surtout nous pourrions à nouveau reprendre un plaisir sincère à se prendre dans les bras. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je n’ai pas perdu espoir. Il reste encore plein de place sur ce mur. Tout ce qui macère en chacun de nous doit sortir et être écrit. Même si ça doit faire mal, c’est notre dernière chance, je n’ai plus d’autre idée de support de communication. </em><br> <br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tu es courageuse ma fille. J’ai foi en toi, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;je t’aime. </em><br> <br>Calie <br> <br>– Ok Aléïc, je prends la main. ​ <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je reste figée devant l’ordi, la voix de Calie me parvient, aussi distinctement que celle de Hope et ce, sans besoin de me mettre dans un état second. Devant l’imminence de la situation, je ne cherche plus à comprendre, et je m’empresse de retranscrire à l’ordi tout ce que j’entends. <br> <br>Calie <br> <br>– Voilà ce que pense Flo. <br> <br><em>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les yeux ouverts, j’ai envie de me raisonner, faire des efforts pour me réconcilier avec moi-même, accepter le regard des gens. Mais sitôt que je les ferme, mes vieux démons reviennent me harceler. Ce que j’écris sur le mur remonte très probablement du plus profond de mon âme. Cela ne reflète pas la pensée du moment, mais c’est ce qui a besoin de sortir en priorité, je perds le contrôle. C’est tout ça que j’aimerais expliquer sur ce «&nbsp;p’tain d’mur&nbsp;»&#8230; mais mon filtre à connerie redouble d’inefficacité&nbsp;! Et voilà ce qui sort&nbsp;: « Pourquoi Maman est partie ? » </em><br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette question m’a littéralement éjectée de la scène, pareil à une grosse peur dans un rêve qui provoque le réveil. Je suis sonnée, et je mets un moment à récupérer toutes mes billes. Le sujet est ultra-sensible. Cette fois c’est moi qui aimerais rentrer dans la partie. Je ne peux résolument pas rester passive devant ce qui va être dit. Je respire plusieurs fois à fond, j’essaie de faire descendre la pression. Je me répète à haute voix plusieurs fois que les personnages sont fictifs, et tout ça n’est qu’une histoire inventée. Au final je m’aperçois que je réagis comme ma fille, aussi impulsive. Je mesure aussi toute la difficulté de rester neutre, lorsqu’on est profondément affecté par les faits qu’on doit relater. Après cette sortie de route un peu brutale, j’arrive tant bien que mal à me ressaisir, et à comprendre la véritable intention d’Aléïc avec cette histoire. La magie des mots semble opérer. Serge et Calie se parlent désormais, certes par personnages interposés, mais ils échangent. C’est une sacrée prouesse que vient de réaliser Aléïc. Respect Monsieur&nbsp;!</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/09/c22-jour-23-serge-et-flo/">C22 &#8211; Jour 23 &#8211; Serge et Flo</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/09/c22-jour-23-serge-et-flo/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C21 &#8211; Jour 22 &#8211; Dan et Serge</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/06/c21-jour-22-dan-et-serge/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/06/c21-jour-22-dan-et-serge/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:37:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C21-C30]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=3939</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Serge partage son inquiétude avec Élise, face aux choix de Calie. Il tente à travers une histoire et un personnage fictif de passer un message [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/06/c21-jour-22-dan-et-serge/">C21 &#8211; Jour 22 &#8211; Dan et Serge</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge partage son inquiétude avec Élise, face aux choix de Calie. Il tente à travers une histoire et un personnage fictif de passer un message à sa fille. Plus tard, devant Élise, Rebecca dénonce les dérives qu&rsquo;elle rencontre sur internet, et qui la choquent profondément.</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="J’aimerais être astronaute… encore plus près des étoiles, et que le monde d’en bas me foute définitivement la paix !" class="wp-image-3968 lws-optimize-lazyload" style="width:800px"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/Flo-Astronaute-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise 
<br> 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comme chaque matin, j’organise autour de ma table de cuisine un briefing avec tous mes problèmes du moment. Café et brioche à volonté, les priorités y sont discutées, et des plans d’actions mis en œuvre. L’ordre du jour évolue au fur et à mesure de l’effet de la caféine dans mon organisme. 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tout se déroulait dans un calme absolu ce matin, jusqu’ à ce que la sonnerie du téléphone vienne perturber le fil de mes pensées… 
<br>
<br>Serge &#8211; Élise <br> <br>– Allo, Lise&nbsp;? Je t’appelle à propos de ton mail d’il y a quelques jours, celui avec la réponse de Calie, et la suite de l’histoire de Aléïc. Je ne sais plus comment faire avec notre fille, tu as un moment pour en discuter&nbsp;? <br>– Viens, je t’invite à mon briefing matinal&#8230; j’en suis à ma quatrième tasse de café, je devrais être assez alerte pour t’écouter… <br>– Tu as lu sa lettre&nbsp;? Calie ne donne aucun signe qui irait dans le sens que nous souhaitons&nbsp;! Plutôt inquiétant, non&nbsp;? Si nous arrivions miraculeusement à la faire revivre, et qu’elle décidait de ne pas revenir, qui allons-nous réveiller ? Que pouvons-nous encore faire pour la convaincre, Lise&nbsp;? <br>– Je partage tes craintes, Serge. On ne contrôle pas tout. Il faut bien reconnaitre qu’elle a grandi. Elle a aussi le droit de choisir son propre chemin. Même si ce n’est pas celui dont on est fan. Nous l’avons bien fait, nous, à notre époque. Rappelle-toi. Et c&rsquo;était aussi à des moments importants de notre vie. Elle mérite la même liberté. Elle a entendu nos arguments, nous ne pouvons pas en faire, pour le moment. Poursuivons ce qui est déjà entrepris&#8230; Il peut se passer encore tellement de choses d’ici là&nbsp;! <br>– C’est dur… Je ne l’ai pas vue grandir. À mes yeux, elle reste cette petite fille fragile que j’aime tant… Tu vois, j’en parle comme si elle était là&nbsp;! J’ai tellement envie encore de la protéger. M’imaginer qu’elle est capable de décider seule… ça me coûte&nbsp;! Je délire, mais c’est ce projet, Lise… Il y a tellement d’incertitudes. Et pourtant, aussi beaucoup d’espoir. Certains jours, je me sens si près de réussir, et d’autres… J’ai envie de tout balancer&nbsp;! Le doute, c’est le cancer de l’espoir. Il ne te lâche pas comme ça. Retrouver Calie, vraiment, entièrement&#8230; C&rsquo;est un objectif atteignable… Échouer dans cette entreprise me serait insupportable&nbsp;! <br>– C’est normal de douter. Mais ne laissons pas ces pensées nous paralyser. Engageons tout l’amour qu’on a pour elle. C’est ça notre rôle. C’est un peu ça d’être parent, non&nbsp;? 
<br>
<br>– J’ai aussi lu la suite de l’histoire qu’écrit Aléïc, plusieurs fois même. C’est surprenant&nbsp;! Impossible de ne pas faire le parallèle avec ce qu’on a vécu avec Calie, les derniers mois. Avec elle, nous étions arrivés au même point de rupture que Dan et Flo&nbsp;! Comme Dan, j’étais dans l’impasse, incapable de rétablir le dialogue. Elle est partie avec sa colère. Et moi, je suis resté là, comme un con, avec mon obstination qui résonne désormais dans le vide. 
<br>– Calie s’est identifiée à Flo. Elle souffre de ne pas se faire entendre, comme elle. Et nous, on l’assomme avec nos arguments peu convaincants. Même si on mesure tout l’enjeu scientifique, il faut bien admettre que notre vraie motivation est de la revoir vivre parmi nous&nbsp;! Partant de là, difficile d’être objectifs. 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’histoire de Aléïc est à la base l’idée de Calie. Il faut y voir chez elle aussi, une volonté de renouer le dialogue entre vous. Vous êtes tous les deux à fleur de peau… Peut-être que passer par un personnage de fiction est devenu votre seule façon de communiquer ? En tout cas, c’est une chance à saisir. Ne passe pas à côté. Ne la déçois pas. <br>– Je n’ai plus d’autre alternative pour lui parler, de toute manière. Et je ne t’ai pas attendue pour lui écrire, je te rassure. J’ai même pris l’initiative de répondre à Flo à la place de Dan. Je n’ai pas pu résister. J’ai affiché mon texte dans la chambre d’Aléïc, en espérant qu’il soit lu. Si Flo est touchée, alors peut-être Calie osera répondre… Regarde dans tes mails, je t’ai mise en copie. <br>– Je regarde ça tout de suite. <br>– Finis ton café, il n’y a pas d’urgence. Je te rejoins un peu sur notre objectivité, discutable… mais en même temps, c’est elle qui donne un sens à toute cette affaire. <br>– Nous ne sommes plus seulement deux à décider, Serge. Pour l’instant oui, mais faisons-nous à l’idée que nous sommes quatre désormais. Réapprenons ce qu’est une famille. Rester unis, tout en respectant les idées des uns et des autres, c’est notre premier défi. <br>– Tu as raison Lise, comme souvent&nbsp;! Quoiqu’il arrive, l’essentiel, c’est de reconstruire cette famille dispersée&nbsp;! Merci de me le rappeler. Je vais essayer d’être un peu plus à l’écoute, d’avoir un esprit moins tranché. Je ne promets rien, mais j’essaierai ! Ah, je t’ai mise en copie du mail pour Aléïc. <br>– L’important est de faire l’effort. <br>– Oui, commencer par-là, c’est déjà un pas&nbsp;! Merci pour ton temps. Désolé si j’ai pu te mettre en retard&nbsp;! Bise, et bonne journée. <br>– Je t’embrasse, à très vite. 
<br><br> 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Email De : Serge 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet : Dan 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À : Élise <br> 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Message de Serge pour Aléïc <br> 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aléïc, <br> 
<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Élise me fait suivre le récit que tu écris pour Calie. Tu as le sens de la narration, bravo, même si tu prétends ne rien inventer. Tu m’as ému. Je ne sais pas si c’est un fait exprès, mais l’imbroglio dans lequel se trouve Dan avec sa nouvelle activité professionnelle, et ses rapports tendus avec sa fille me parlent beaucoup. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Élise prétend aussi que Calie affiche une certaine sensibilité par rapport à Florence. Je ne veux pas laisser échapper une chance, même infime, de me rapprocher d’elle. Alors j’ai une requête à te faire. Je me sens tellement concerné par ton histoire, que j’aimerais y participer. Je ne sais pas trop où tu voulais emmener Dan et Flo, mais voilà, je me suis permis d’enfiler le costume de Dan, et d’écrire cette lettre à Flo. A travers elle, je sais que Calie m’entendra. J’ai tellement de choses à lui dire… Ce mur est une idée de génie pour exprimer nos sentiments, et surtout pour les afficher noir sur blanc. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Avec ton accord, j’aimerais que Florence lise ceci&nbsp;: <br> <br><em>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Flo, je sais, j’aurais dû te demander ton avis avant de prendre cette décision. Tu étais pleinement concernée. J’ai cru, à tort, que parce qu’il s’agissait de mon travail, j’étais seul à pouvoir décider. Que passer plus de temps à la maison nous rapprocherait. Encore une erreur&nbsp;! Mais pour essayer d’argumenter un peu, voilà ce que j’ai à te dire. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’école nous aide à grandir et à trouver notre place dans la société. Seulement, plus on avance vers le monde adulte, plus on s’enferme dans des contraintes de vie personnelles et professionnelles qui conduisent in fine à nous reformater le cerveau. Certains y trouvent leur compte. D’autres constatent que les réflexes naturels que l’on reçoit enfant, comme la curiosité, l’émerveillement, la spontanéité, l’ingéniosité, ou encore l’amour, sont bafoués. Ils pensent alors que leur réelle contribution à la société se trouve ailleurs. Que dans cet univers devenu émotionnellement trop étroit, ils s&rsquo;ennuient à mourir. C&rsquo;est tout moi. Je ne sentais plus mon cœur battre assez fort, ma fille. La vie est fragile et jamais aussi longue qu’on ne le souhaiterait. Alors j’ai voulu prendre le temps de me retrouver, communier à nouveau avec l’essentiel et les fondamentaux. Avec cette résolution, je suis désormais en phase avec qui je suis réellement. Et cela, crois-moi, ça n’a pas de prix, sauf celui de te perdre. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je vois bien le fossé qui se creuse entre nous. Nos sentiments refoulés macèrent. Ils pourrissent d’autant plus notre relation que, toi comme moi, nous ne sommes pas de grand communicants. Je vis ta détresse au fond de moi. Elle m’affecte profondément. J’aimerais pouvoir t’aider… si seulement tu voulais me laisser juste un peu d’espace dans ta vie. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Trouver sa place dans la société prend du temps, ma fille. On peut se tromper, s’égarer, ou le plus souvent ne pas savoir dès le départ quelle direction prendre. On en a déjà discuté plein de fois, je sais, mais tu ne m’as jamais vraiment parlé de tes rêves avec les yeux qui brillent, ni comment tu imaginais l’avenir. Si tu m’autorisais une seule question, je choisirais celle-ci&nbsp;: En oubliant toutes les difficultés à surmonter pour devenir la personne qui te correspondrait le plus, que voudrais-tu faire plus tard&nbsp;? </em><br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;En espérant ne pas avoir trop contrarié le fil de ton histoire, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mon brief du matin se termine sur un constat amer: je n’en fais pas assez pour préparer le retour de Calie. Cette inaction est pesante. Ma seule vraie contribution, c’est de recueillir des informations auprès de Aléïc, Hope et Calie&nbsp;! Mes échappées inter-dimensionnelles trouvent enfin une utilité à mes yeux, mais je dois les intensifier. Mon objectif est clair: parler avec Calie comme je le fais avec Hope. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je quitte donc ma table de réunion, pour m’installer dans le canapé du salon, prête pour un voyage en business class. L’ordinateur sur les genoux, j’attends. Aléïc, impatient, est le premier à se présenter. <br> <br>Aléïc <br> <br>– Serge, avez-vous seulement une once d’humanité en vous&nbsp;?… Croyez-vous vraiment qu’être esclave ou cobaye puisse faire rêver&nbsp;? Vous êtes-vous projeté une seule seconde à ma place ? Je n’ai aucun souvenir personnel, ni aucune chance de m’en sortir, selon vous. Comment osez-vous imaginer que je puisse kiffer la vie de rat de laboratoire. Que se passera-t-il lorsque je ne vous serai plus d’aucune utilité&nbsp;? Je collabore uniquement par dépit. Parce que je n’ai pas le choix. Parce que je me suis engagé auprès de Calie. Parce que cet univers que je découvre est surprenant. Et enfin, parce que malgré tout j’ose garder espoir. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais comprenez bien une chose: votre cynisme ne me convaincra jamais de renoncer à mon identité… surtout si c’est pour servir votre propre ambition. Votre manque d’empathie n’a d’égal que votre égoïsme&nbsp;! L’espace qui sépare le monde de Calie du vôtre se mesure en années lumières. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Estimez-vous normal qu’à seulement dix ans, votre fille se soit déjà demandé ce que la vie lui laisserait le temps de faire&nbsp;? Et qu’à douze ans, elle ait accepté comme une fatalité qu’on la lui retire&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle avait fini par trouver un sens à ses malheurs. Et vous… Vous étiez incapable de l’écouter. N’était-ce pas alors la pire des punitions pour elle&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est pour Calie, et pour Calie seule, que je poursuis le récit de ces souvenirs. Mais cette fois, c’est moi qui compose. Dans ce contexte, je vois donc tout à fait Flo répondre à son père ceci… <br> <br>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les nuits sont toujours trop courtes, et mon sommeil agité. La cogitation gangrène mon humeur. Le mur des lamentations risque d’en pâtir. Devoir répondre à cette question psycho m’agace grave. Je reprends la plume, ou plutôt le marquer XXL, sans me soucier de savoir si les idées sont bien alignées, je marque… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;« J’aimerais être astronaute… encore plus près des étoiles, et que le monde d’en bas me foute définitivement la paix&nbsp;!» <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sitôt ces quelques mots graffés à l’encre indélébile, le remord me rattrape. Je ne voulais encore pas dire ça, pas comme ça&nbsp;! Je suis pitoyable. Je vomis ma bile, je me dégoutte. S’il vous plait, à l’aide, je vais finir par tout gâcher&nbsp;! <br> <br>Calie &#8211; Aléïc <br> <br>– Florence, arrête… Tu ne me ressembles pas. Je ne rentrerai pas dans ton jeu, ni dans ton histoire. Ce que tu fais là, c’est pas toi. La scarification gratuite, c’est pas mon truc. Regarde-toi bien. Ce n’est pas un mur de lamentations que tu fixes, mais un miroir. Tu t’reconnais dans ce que tu viens d’écrire, là&nbsp;? Tu veux faire la maline, ta rebelle pour attirer l’attention… mais ta comédie ne prend pas. Moi je vois tout d’suite que ce n’est pas toi. Tes yeux sont humides, regarde-toi, des larmes coulent sur tes joues… Ce sont des larmes d’amour… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Décroise les bras Flo, laisse-toi enlacer. Je ne suis plus vivante, mais en me serrant contre toi, tu sentirais mon cœur battre, et du sang couler dans mes veines. J’aimerais tellement être à ta place en ce moment. Reviens à la vie Florence, le monde des ténèbres je connais. Il n’a rien à t’offrir, rien. Il est triste et ennuyeux. T&rsquo;es encore du bon coté, profites en, avant qu’il ne soit trop tard. Tu as un père, et il t’aime. Sois en fière, le reste a tellement peu d’importance au regard de tout ça ! <br>– Ça va Calie&nbsp;? Tu t’es pris les pieds dans l’histoire ? Flo&nbsp;t’as fait un croche-patte ? Cette partie est de ma composition. Elle est libre de droit. Je te cède le récit tout de suite, et avec plaisir. Avec ce que je viens de dire à ton père, pas certain que cette histoire prenne la bonne tournure. <br>– Florence m’inspire, c’est vrai, mais elle me fait aussi bondir. Ce n’est tellement pas moi, mais à la fois tout ce que je ressens. Prendre sa place va bien me secouer émotionnellement, je pense. Je veux bien essayer, si tu me promets de rectifier la trajectoire si je m’emporte un peu trop. <br>– Deal ! <br> <br>Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Malheureusement la rêvasserie n’est jamais permise trop longtemps dans mon emploi du temps. Heather veille au grain. Trop heureuse de me voir enfin décrocher le téléphone, elle en profite pour charger toujours un peu plus ma liste de rendez-vous. À ce rythme, elle doit déjà anticiper mes futurs retards. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge, lui, a trouvé un exutoire inattendu&nbsp;: l’histoire d’Aléïc. À travers Dan, il parle à sa fille avec sincérité, émotion, et justesse comme il ne l’a jamais fait. Je ne l’ai jamais vu comme ça. Il avait besoin de se remettre à rêver. Le rêve est le poumon de l’équilibre mental. C’est une activité qu’il ne pratiquait plus depuis un moment. Et plus rien n’allait dans sa tête. Calie s’est également piquée au jeu. Jusqu’où cela les mènera-t-il&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je lui prépare un email avec mon fichier, et tout ce que j’ai pu collecter ce matin. Puis je file attraper mon bus, bien décidée à inclure dans ma routine matinale une dosette de bonne humeur auprès de Sam&nbsp;! <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Devant ma soudaine régularité à arriver à l’heure au travail, Heather m’accueille désormais avec ce demi sourire sceptique. Comme si elle attendait que je retombe dans mes travers. Agacée par cette méfiance affichée, je rentre dans mon cabinet sans lui laisser le temps d’ouvrir la bouche&nbsp;! Je referme la porte, et me fige. Rebecca est là, assise à mon bureau&nbsp;! <br> <br>Élise &#8211; Rebecca <br> <br>– Bonjour Becky, on avait rendez-vous&nbsp;? <br>– Vous m&rsquo;avez tendu un piège… J&rsquo;suis tombée dedans, chus vraiment mal là… J&rsquo;viens hurler ma colère. Les hommes me voient comme un objet, juste bonne à assouvir un plaisir sexuel. Poussés par leur testostérone, ils se conduisent comme des animaux, des prédateurs, et la proie c’est moi&nbsp;! J&rsquo;suis chassée, traquée et parfois même, forcée de me soumettre… J&rsquo;ai honte de l&rsquo;dire… mais ça me révolte, presque tout autant que ça m&rsquo;excite. J&rsquo;suis paumée, et malgré moi, il m’arrive de céder aux avances de ces monstres… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Heureusement, sur internet, ça reste virtuel. Mais les sensations, elles, sont bien réelles. Vous savez ce qu’on m’envoie&nbsp;? J&rsquo;suis effrayée… Des photos de pénis en érection, des propositions de rencontres pour des pratiques sexuelles, seule ou à plusieurs… Des hommes, mais aussi des femmes. Ces gens… dans la vraie vie, ils se comportent comment&nbsp;? Notre humanité est super malade… Parfois une curiosité malsaine me pousse à aller plus loin. À voir jusqu&rsquo;à quel point ça peut aller dans le sordide… J&rsquo;accepte alors, quand mes hormones s&rsquo;affolent, l&rsquo;échange de photos… Y&rsquo;a pas de limite dans l&rsquo;horreur… Ma perversité a ses limites. J&rsquo;dois souvent arrêter rapidement ma navigation, si j&rsquo;veux pas vomir sur mon clavier. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;M&rsquo;dame, reprendre la page de Calie, c&rsquo;est en train de me bousiller psychologiquement… J&rsquo;y arrive pu. J&rsquo;salis l&rsquo;image de votre fille, en m&rsquo;faisant passer pour elle ! Certaines photos ou commentaires vont m’rester gravés à jamais… Demandez-moi d&rsquo;arrêter, s’il vous plait. C&rsquo;était pas une bonne idée… Internet est un vivier géant sans foi ni loi, dans lequel de grands détraqués de la cervelle jubilent. Le malheur, c&rsquo;est que rien n&rsquo;est fait pour que tout ça s&rsquo;arrange ! Au nom de la liberté d&rsquo;expression, on n&rsquo;a pas à y voir autant de choses qui relèvent de la pathologie comportementale… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Pis y&rsquo;a autre chose… J&rsquo;suis tombée amoureuse ! Y&rsquo;a aussi des gens bien, malgré tout. Mais encore une fois… c&rsquo;est pas moi qu’ils aiment. C’est Calie. Sa photo. Son image, même si ce sont mes mots qui se cachent derrière. C&rsquo;est pas honnête ! Je leur mens, je me mens. Mais arrêter là me paraît tellement impossible après avoir connu le bonheur d’être désirable, de plaire à des gens de mon âge… J&rsquo;sais pu comment faire, j&rsquo;pleure souvent, tous les jours même !! J&rsquo;sais pu qui j&rsquo;suis… <br>– Rebecca, je suis désolée… <br>– …Ah oui&nbsp;? Désolée&nbsp;? …Comme ces gars qui me manquent de respect, et viennent pleurer quand j’les bloque ? Vous avez peur que j’change de docteur, c’est ça&nbsp;? <br>– Nan… Parce que tu es en colère. Moi aussi, tu vois, j’ai les larmes. Je suis responsable de tes malheurs… Crois moi, j’ai le cœur serré à te voir dans cet état… La vie est beaucoup plus dure qu’elle ne parait. Je t’ai mise face à ce monde malade sans arme. Je t’ai poussée là-dedans sans t’y avoir préparée, sans te prévenir de ce que tu risquais d’y découvrir. Je refusais de croire à toutes ces horreurs que tu me racontes. Je n’ai pas pris toute la mesure de ton innocence… Je te demande pardon… Pardon, et encore pardon. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il ne faut cependant pas s’apitoyer, et donner raison à ces êtres malfaisants qui prennent plaisir à pourrir la vie des autres. Ne leur donne pas ce pouvoir sur toi. Oui, cette expérience est terrifiante, c’est un électrochoc même. Mais il faut t’en servir pour rebondir, maintenant. Tu viens de découvrir que tu as des limites, et tu sais rester dans le domaine du supportable. Tu apprends la vie en même temps que tu prends confiance. Te cacher derrière Calie ne te sert plus à rien, puisque ce sont tes mots qu’on aime, ta personnalité. L’âme d’une personne est bien plus importante que son physique. Tu es belle Becky… Il est grand temps que tu le calcules ça&nbsp;! Tu as du charme, de la personnalité, tu es très attachante. Oui, je te confirme, j’ai très peur de te voir partir maintenant… Tu n’es pas qu’une simple patiente à mes yeux. Et si je ne me retenais pas, je te prendrais dans mes bras là tout de suite… <br>– Vous m’soignez pas… Vous m’infantilisez. J’redeviens une p’tite fille dans vos bras… Votre tendresse, votre affection, je prends. Ma colère s’apaise. J’ai besoin de vous encore. Je vous aime trop… J’pleure, j’sais pas pourquoi, là, mais ça fait du bien… Gardez moi dans vos bras… Pour toujours… Lâchez pas… <br>– Nous allons rendre à Calie ce qui est à Calie… Un site internet n’est peut-être pas au final le meilleur choix pour diffuser ses idées. <br>– Non, attendez… Y a peut-être un autre moyen d’utiliser internet, qu’à travers une stupide page Facebook… <br>– Becky, c’est toi la chef, je te suivrai dans toutes tes décisions à venir, j’ai vraiment confiance en toi, moi.</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/06/c21-jour-22-dan-et-serge/">C21 &#8211; Jour 22 &#8211; Dan et Serge</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/06/c21-jour-22-dan-et-serge/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C20 &#8211; Jour 21 &#8211; Mea-culpa</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/03/04/c20-jour-21-mea-culpa/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/03/04/c20-jour-21-mea-culpa/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 07:23:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C11-C20]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=3847</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Aaron révèle à Élise un message bouleversant de Calie. Dans son message, Calie remercie Aaron, confie sa tristesse, ses regrets envers sa sœur Hope, et [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/04/c20-jour-21-mea-culpa/">C20 &#8211; Jour 21 &#8211; Mea-culpa</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aaron révèle à Élise un message bouleversant de Calie. Dans son message, Calie remercie Aaron, confie sa tristesse, ses regrets envers sa sœur Hope, et son amour intact pour sa mère. Élise pense que Calie continue d’exister d’une certaine manière, et cherche à réparer ce qui a été brisé. Hope, assiste à la scène, et s&rsquo;interroge sur la capacité de la conscience à voyager entre les dimensions.</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Aaron remet une lettre à Calie écrite de la main de Élise." class="wp-image-3864 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:1010px;height:auto"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/03/Aaron-Calie-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quatre jours se sont écoulés sans évolution majeure dans les affaires de chacun. Ce mail arrivé tôt ce matin, envoyé par la maman de Aaron, va sans doute bousculer ma routine matinale&nbsp;! Avant même de le lire, je sens déjà l’émotion prendre le dessus. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Email <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;De : Mrs Moore <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet : Calie <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À&nbsp;: Dr Élise Ioannis<br><br>Chère Docteur, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aaron semble avoir retrouvé un peu de joie de vivre, sans pour autant être moins sollicité par ses rencontres avec les esprits. Le voir aller beaucoup mieux, et gagner en confiance, je m’interroge sur l’attitude que je dois à présent lui témoigner. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’esprit de votre petite Calie semble actuellement bien le préoccuper. Au cours de leur dernière rencontre, Aaron a eu la présence d’esprit de répéter tout ce qu’il entendait dans le dictaphone de son téléphone. Quelques heures plus tard, en le voyant transpirer à vouloir retranscrire par écrit ce qu’il avait enregistré, je me suis permise de lui servir de secrétaire. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voici donc, à quelques virgules près, la retranscription fidèle d’un message qui vous est adressé. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lettre de Calie pour vous, <br> <br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Très chère Maman, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aaron s’est très bien acquitté de sa mission. C’est un petit garçon épatant, courageux, à la très belle sensibilité. Dommage qu’il ait encore peur de ce qu’il voit, car sans le savoir, il fait un bien énorme à des gens&#8230; comme moi. Grâce à lui, on partage une apparence, et parfois même, quelques mots. Il me permet d&rsquo;exister, vraiment. Ou du moins, il me sauve de l&rsquo;oublie. Parle-lui toi. Il t’écoutera avec beaucoup moins de méfiance qu’il en a envers moi, ou d’autres… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ta lettre m’a touchée&#8230; beaucoup. Elle m’a aussi rassurée. J’avais deviné que ce qui clochait chez toi était grave, suffisamment pour expliquer ton absence. Tu as choisi de partir, mais moi, je n’ai pas choisi de rester seule avec Papa… Parce que je n’ai toujours pas compris cette injustice, j’ai le cœur lourd, souvent, je l’avoue, mais je m’efforce de rester positive. L’amour reste bien plus léger à porter que la rancœur. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J’ignorai tout de ce qui s’est passé à ma naissance. C’est en t&rsquo;entendant le révéler à Hope que… la honte m’a submergée… Je me suis complètement plantée sur elle. Je regrette tellement mon comportement… Ce n’est pas juste ce qu’il lui est arrivé. Ce n’est pas juste non plus ce qu’il nous arrive. C’est triste, super triste même. Je n’aurais sans doute pas autant cherché, toute ma courte vie, celle qui manquait tant dans mon paysage affectif. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je comprends à présent l’évidence de ma rencontre avec Éléonore. Loin de vouloir renier mes sentiments pour elle, j’aurais dû grandir avec Hope, ma sœur, et l’aimer tout autant. Nous aurions partagé ton amour, à parts égales. Quel tragique malentendu&nbsp;! Que de beaux sentiments gâchés et de temps perdu&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle aussi a été privée de sa gémellité. Je ne peux pas retenir mes larmes. Je suis nulle&#8230; mon attitude à son égard est méprisable. Comment m’excuser… m’excuser d’avoir si peu vécu, que son sacrifice n’ait servi que douze trop petites années, c’est tout&nbsp;!… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Des pensées super sombres me traversent l’esprit… Comment réparer&nbsp;? Que peut-on lui offrir d’aussi somptueux, que ce qu’elle m’a déjà donné… <br> <br>&nbsp;Maman, à quoi sert l’amour sinon qu’à nous rendre si triste&nbsp;??? <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Continue de m’écrire, je t’aime Maman. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie</em> <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voilà, veuillez accepter mes excuses pour cette petite intrusion dans votre vie privée. Je vous souhaite beaucoup de courage pour traverser ces moments, que je devine bouleversants. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je vous remercie encore, d’avoir su rendre à mon fils le sourire qu’il avait perdu depuis si longtemps. Si je peux encore aider d’une façon ou d’une autre, n’hésitez pas. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Amicalement <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Émilie Moore </p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, ma petite fille tu n&rsquo;es pas nulle&#8230; Loin de là. Tu as du cœur&#8230; moi aussi je t&rsquo;aime. Écris-moi encore, parle-moi&#8230;<br> <br>Hope &#8211; Élise <br> <br>– Tu crois que j’suis définitivement prisonnière, comme elle&nbsp;? Moi je serais coincée dans ta tête, et elle à son hôpital avec Aléïc&nbsp;? Si c’est l’cas, comment arrive-t-elle à v’nir t’espionner aussi facilement. J’peux apprendre, tu crois, à voyager dans c’te dimension, pareil ? <br>– Je n’en sais rien ma chérie… Je n’ai malheureusement pas de mode d’emploi. Je suppose qu’elle ne quitte pas l’endroit où elle est. Je pense que c&rsquo;est notre sensibilité, à Aaron et moi, qui lui sert de chemin pour voyager jusqu’à nous.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/03/04/c20-jour-21-mea-culpa/">C20 &#8211; Jour 21 &#8211; Mea-culpa</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/03/04/c20-jour-21-mea-culpa/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C19 &#8211; Jour 17 &#8211; Consultation ésotérique</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/02/17/c19-jour-17-consultation-esoterique/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/02/17/c19-jour-17-consultation-esoterique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:05:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C11-C20]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=3743</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;Élise tente une séance spéciale avec le jeune Aaron, lorsque surgit Hope. Contre toute attente, Hope trouve les mots pour rassurer Aaron. Hope en profite [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/02/17/c19-jour-17-consultation-esoterique/">C19 &#8211; Jour 17 &#8211; Consultation ésotérique</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Élise tente une séance spéciale avec le jeune Aaron, lorsque surgit Hope. Contre toute attente, Hope trouve les mots pour rassurer Aaron. Hope en profite pour conseiller à sa mère d’écrire une lettre pour réparer le lien brisé avec sa fille Calie. Elle rejette en revanche la proposition de sa mère, affirmant vouloir garder son identité actuelle en attendant un nouveau départ — peut-être un jour sur Terre&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Élise tente avec Aaron de rentrer en contact avec sa fille Calie dans l'au-delà. Hope vient troubler la séance." class="wp-image-3775 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:1.3393039237419642;width:887px;height:auto"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/02/0Bureau-EAH3-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sam conduit son bus, avec un sourire permanent aux lèvres, qu’il doit garder même en dormant. Sa bonne humeur affichée accentue ses rides, mais lui confère une insolente sympathie, à remonter le moral à un déprimé proche d’en finir. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je m’installe sur la banquette du fond comme à mon habitude. Déformation professionnelle ou pas, j’aime observer les gens, analyser leurs attitudes, et chercher à reconnaitre des comportements caractéristiques. À partir de cette rapide évaluation, mon imaginaire prend souvent le relais et leur invente des vies qui leur correspondent… Ma routine quotidienne a bien besoin d’un peu d’extraordinaire, pour en briser la monotonie&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’histoire que raconte Aléïc à Calie, elle, semble bien ancrée dans la réalité. Elle aussi a le mérite de me transporter loin du boulot. J’imagine tellement bien Calie et son père dans la même situation conflictuelle&nbsp;! J’espère de tout cœur qu’elle et lui vont pouvoir s’en inspirer, que la magie va opérer, et qu’une «&nbsp;Happy end&nbsp;» sera écrite. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le bus ralentit, s’arrête, et me ramène dans ma réalité. Sans plus avoir à demander l’arrêt, Sam me dépose devant l’hôpital. Je le remercie d’un sourire sincère, espérant au passage lui gratter un peu de sa positive attitude. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J’emprunte l’ascenseur pour atteindre mon étage, repoussant, toujours et encore, ma résolution d’offrir à mon corps le raffermissement musculaire généralisé qu’il me réclame, en acceptant de monter quelques marches. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les portes s’ouvrent, j’avance droit devant, les yeux baissés désormais, anéantissant ainsi toute chance à ce couloir mutant d’installer en moi une névrose phobique permanente. Ma neurotransmission cérébrale&nbsp;est définitivement victime d’une surconsommation de caféine&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je reçois Aaron, en première consultation de la matinée.</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise &#8211; Aaron</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">– Bonjour Aaron. <br>– Hi Ma’am ! <br>– Aujourd’hui, nous allons faire une séance un peu spéciale. On va s’occuper de ton angoisse de la dernière fois, tu te souviens&nbsp;? En se quittant, je t’avais promis que nous allions parler à Calie. Et bien, si tu es d’accord, c’est ce que nous allons tenter de faire maintenant. Ça va, tu n’as pas trop peur&nbsp;? <br>– No Ma’am, vous êtes là&nbsp;! <br>– Alors je t’explique comment on va procéder. Mais auparavant, il faut que je te révèle une chose très importante. Une chose… Une chose que je croyais oubliée mais qui est revenue… bien trop tard. Calie a une sœur, et… <br>– …Elle est là&nbsp;! C’est Hope&nbsp;? C’est elle&nbsp;? Elle est là… assise à votre bureau. Elle est plus grande que Calie, mais elle lui ressemble. <br>– Hope, tu es là&nbsp;? Comment est-ce que… <br>– Salut Aaron. Wahou, t’es l’premier à voir mon apparence, la vraie, j’veux dire. J’finissais par croire que j’n’étais qu’des mots sur du papier. Bien heureuse de n’pas avoir l’aspect d’la dernière chose vivante qu’j’ai pu être. En r’vanche, ne m’demande pas d’expliquer comment ça marche, tout comme toi, j’découvre. &lt;br– Hope, ma chérie, fait un effort de prononciation, ou parle lui en anglais, si tu veux qu’il te comprenne&nbsp;! <br>– Ah, oh yes&nbsp;!! Excuse me buddy&nbsp;! You’re such an amazing little boy. Don’t worry, be happy, Hakuna Matata, you’re ok ? <br>– …yep ?… <br>– Hope, nous sommes là pour tenter de parler à Calie, puisque tu es là, penses-tu… <br>– …Genre séance de spiritisme, Calie es-tu là&nbsp;? C’n’est pas un peu relou ça&nbsp;? <br>– Oui, non, en fait, je comptais aussi un peu sur toi. Te demander… <br>– … Bien essayé, mais non&nbsp;! Ça m’saoule qu’on s’serve de moi sans s’préoccuper de c’que j’ressens. De ce que ça m’fait d’apprendre que j’ai grandi dans l’ombre de ma sœur. Qu’avant d’lui demander quelque chose, il faudrait peut-être, avant tout, s’présenter l’une à l’autre. Laisse-moi réécrire mon histoire avec Calie… Demande-lui toi-même ton truc&nbsp;! Sinon, si la lâcheté n’t’étouffe pas, d’mande à Aaron. L’investir d’une telle mission l’rassurerait. Il n’se retrouverait pas comme à chaque fois la peur au ventre, sans rien avoir à lui raconter… Et à propos d’son problème, moi j’ai un message pour lui. <br>– Hey Aaron, my friend. Bring your ear closer, I have a secret to tell you. I have a very important message for Calie. If she no longer wants her body, and her soul has to be replaced, I volunteer. Can you do that for me, Hakuna Matata ? <br>– Sure ! <br>– Et bien, tu as trouvé la formule magique pour le faire sourire… Que lui as-tu dis exactement&nbsp;? <br>– Hakuna Matata ?!!! <br>– Ma’am, Hope est super cool&nbsp;!…</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">&nbsp;&nbsp;&nbsp;Hope me défit, mais le sourire de Aaron fait plaisir à voir. C’est la première fois que je le sens ainsi, apaisé, presque joyeux. L’instant est si magique, que je préfère écourter la séance, pour le laisser profiter de cet état de grâce un peu plus longtemps. Sur les conseils de Hope, je vais l’écrire, cette lettre, à Calie, et je demanderai à mon petit messager préféré s’il veut bien la lui remettre.</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">&nbsp;<em>&nbsp;&nbsp;Calie ma fille, mon cœur, </em></p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je t’entends parler, parfois seule, parfois avec Aléïc ou à ton père, à qui pourtant le son de ta voix ne parvient pas. Mais à moi, il ne reste que ton silence. Ce silence cruel où mes doutes et mes regrets murmurent sans cesse. </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je comprends ta tristesse et ta révolte. Te sentir abandonnée est une douleur légitime. Te voir si malheureuse et en colère renforce ma culpabilité déjà trop lourde à porter. On ne guérit jamais totalement des blessures passées, j’en sais quelque chose, au mieux on apprend à vivre avec. </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je souhaite tellement te voir heureuse, et libérée de ces chaines qui te retiennent ici. L’amour que ton père et moi te portons peut paraître étouffant, mais il est sincère, et tu n’arriveras pas à nous forcer à moins t’aimer. </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tu peux alors comprendre combien j’étais anéantie et vulnérable après ton départ. Hope… Oui, elle est entrée dans ma vie parce que je te sentais encore là, près de moi. J’ai cru que ton esprit me hantait, que nous étions connectées, jusqu’à m’avouer que ce n’était qu’une hallucination. Mais c’était trop tard, mon imagination galopante voulait te retrouver, te recréer, et je n’ai pas eu le courage de repousser cette douce jeune fille, dont j’avais tant besoin pour me consoler. Ainsi est née Hope, celle à qui tu reproches d’avoir pris ta place. </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La vérité est toute autre&nbsp;! Elle va une fois de plus surprendre, et faire mal. Hope est ta sœur&nbsp;! Les traumas psychologiques morcèlent parfois la réalité, pour en éliminer les moments les plus pénibles. Puis un jour, tous les fragments de souvenirs se réassemblent, pour enfin recréer le vrai fil de l’histoire. Voici la tienne. Avec Hope vous partagiez le même ventre, le même début de vie. Nous… Nous avons été contraints de lui dire aurevoir pour que tu puisses vivre. Elle t’a laissée la place. Mais son corps astral, lui, est resté&nbsp;! Depuis tout ce temps, son âme a grandi en moi, dans ton ombre. À travers elle je te voyais, et l’amour que je lui donnais t’était toujours destiné. Je comprends à quel point cela a dû te blesser. Être comparée, te sentir éclipsée… Mais pour elle aussi, c’est le drame de toute son existence. Elle n’a jamais eu d’identité propre. Il n’y a rien de pire&nbsp;! Peut-on encore réparer&nbsp;? </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, nous avons toutes les trois des blessures à guérir. Le passé est figé, mais l’avenir… l’avenir est entre nos mains. Il ne tient qu’à nous d’essayer de le rendre meilleur, ou pas. </em><br><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, Hope, vous êtes mes filles chéries. Ensemble soyons fortes, soyons unies, soyons une vraie famille. </em></p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je vous embrasse toutes les deux très affectueusement. </em></p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Maman</em></p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Hope &#8211; Élise</p>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">– Vous aviez déjà choisi un prénom pour moi, avec Serge… avant qu’je cède la place&nbsp;? <br>– Hélas, non. Avec ton père, on a cru que… qu’effacer ce moment de notre mémoire nous aiderait à supporter ton départ. C’était une erreur, égoïste, je le sais aujourd’hui. Mais oui, tu mérites un vrai prénom maintenant, un prénom qui te définisse pleinement. Que dirais-tu qu’on en discute ensemble, en famille ? <br>– Plus tard, M’man. Ce prénom… j’aimerais qu’il symbolise un changement profond chez moi. Pour l’instant, Hope, c’est moi. Ça m’suffit. J’le garde… jusqu’à c’que mon rêve devienne réalité. <br>– Ton rêve ? <br>– Celui d’un nouveau départ. Un jour peut-être&#8230; sur Terre !</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/02/17/c19-jour-17-consultation-esoterique/">C19 &#8211; Jour 17 &#8211; Consultation ésotérique</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/02/17/c19-jour-17-consultation-esoterique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C18 &#8211; Jour 16 &#8211; Dialogue de sourds</title>
		<link>https://lceltsp.fr/2026/02/13/c18-jour-16-dialogue-de-sourd/</link>
					<comments>https://lceltsp.fr/2026/02/13/c18-jour-16-dialogue-de-sourd/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Richard Labbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 17:01:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calie]]></category>
		<category><![CDATA[Calie C11-C20]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lceltsp.fr/?p=3639</guid>

					<description><![CDATA[<p>   Élise explore la page de Calie reprise par Rebecca, et tente de la convaincre de lancer son propre site web. Un échange de lettres ravive [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/02/13/c18-jour-16-dialogue-de-sourd/">C18 &#8211; Jour 16 &#8211; Dialogue de sourds</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><em>   Élise explore la page de Calie reprise par Rebecca, et tente de la convaincre de lancer son propre site web. Un échange de lettres ravive le conflit profond entre Calie et son père autour de sa “renaissance” et de la science. Blessée par les mots culpabilisants de son père, Calie exprime sa colère et son besoin d’être entendue, implorant qu’on respecte son combat et son identité. En parallèle, l’histoire de Dan et Flo montre qu’un mur peut tomber grâce à l’amour et au dialogue, laissant entrevoir qu’une réconciliation reste possible.</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img  alt="Dan trouve un moyen radical pour communiquer avec sa fille" class="wp-image-3671 lws-optimize-lazyload" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover;width:884px;height:auto"/ width="1024" height="765" data-src="https://lceltsp.fr/wp-content/uploads/2026/02/0Dan-Flo-Mur-1-1024x765.webp"></figure>



<p class="has-medium-font-size" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)">Élise <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J‘ai les yeux secs, et irrités. À peine réveillée, et dans l’obscurité de la nuit, je les agresse à la lumière bleue de mon téléphone. Sans doute également irradiée par son signal WIFI capté plein pot, je cherche la page Facebook de Calie, revisitée par Rébéca. Je quitte la chambre en quête d’un horizon qui dépasserait la taille d’un écran de cinq pouces. Je persiste alors dans la cruauté oculaire, en ouvrant mon ordinateur, et en recevant une intensité de lumière encore plus importante&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’heure affichée sur le micro-onde refusant de me bousculer ce matin, les gestes réflexes assurant une routine bien huilée sont à la traine. L’esprit préoccupé davantage par mes mots de passe que par la cafetière, la page Facebook de Calie apparaît enfin. Une photo représente un désert aride, sur laquelle un slogan contraste dans un ciel orageux, affichant d’entrée la couleur&nbsp;: «&nbsp;Ma planète est toute cassée, aidez-moi à la reconstruire&nbsp;». En médaillon, le visage de Calie illumine toute la page. Elle est belle comme un ange. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Son intro, en revanche, affiche clairement l’intention de ne pas se mettre en avant&nbsp;: «&nbsp;Je n&rsquo;existe pas, ne me cherchez pas, je ne suis qu&rsquo;une poussière d&rsquo;étoile, qui voyage à travers l’univers !&nbsp;». Rebecca doit chercher ainsi à décourager toute tentative de rentrer en contact avec la véritable Calie. Les thèmes abordés dans les articles postés s’articulent autour de la protection de la nature, les pensées inspirantes de grands personnages, et la psychologie en général. L’ensemble dessine un profil à la personnalité hybride, avec une belle harmonie des personnalités entre elle et Calie. Bien que tout soit cohérent et plutôt bien fait, je suis perplexe. L’idée d’origine, qui devait faire de cette page le relai des idées pour lesquelles Calie se battait, est un peu diluée par la sensibilité de Rebecca. Personnellement, j’apprécie cette douceur et ce côté humain qu’elle apporte, qui s’opposent aux slogans souvent agressifs d’une vision pessimiste et déprimante de l’avenir. Seulement, sommes-nous toujours dans la même optique de départ&nbsp;? Pour approfondir mon exploration, j’ose cliquer sur un lien qui me permet d’envoyer un message à l’administratrice de cette page d’accueil. <br> <br>– Hi Becky, ton travail est remarquable. Je suis séduite autant par le design que par le contenu. Je retrouve à la fois Calie avec ses idées, et toi, avec toute ta sensibilité. L’ensemble est harmonieux et agréable à regarder. Sincèrement, tu as toute la compétence pour lancer ton site à toi toute seule… <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Moins d’une minute après avoir envoyé le message, la réponse de Rebecca tombe sur mon Messenger. <br> <br>– Nah… Même pas dans mes rêves&nbsp;! Sans m’en rendre compte, Calie m’aide à passer par-dessus mes gros blocages. À travers elle j’parle aux gens, enfin. C’est elle, mais c’est moi aussi… J’sais pas comment t’dire… Je suis à nouveau visible, mon physique n’est pu un handicap. <br>– Becky, tu serais à côté de moi, je te caresserais le visage tellement tu oublies que tu es jolie. Tes rougeurs ne seront jamais définitives et tu le sais, tes yeux sont magnifiques… <br>– Flattez moi, ça changera rien. C’que j’vis est comme une renaissance. J’découvre la vraie vie. À travers Calie, on s’intéresse à moi, j’interagis avec les autres… J’existe enfin&nbsp;!!! <br>– Becky, je suis heureuse de voir naitre en toi ce tout nouvel enthousiasme. Garde toutefois en tête que Rebecca est une adorable jeune fille, pleine de talent, et qui mérite qu’on le lui dise. Autorise-nous à t’aimer… <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je poursuis mon exploration digitale, en consultant mes emails reçus cette nuit. Serge figure en tête de liste. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Email <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;De : Serge <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À : Élise <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Objet&nbsp;: Aléïc &amp; Calie <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bonjour Lise, je te remercie pour ton retour aussi rapide. Notre protocole de communication semble vouloir fonctionner. Je continue donc sur ma lancée, avec ces deux lettres adressées à Aléïc et Calie, qu’ils liront je l’espère ce matin. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Très bonne journée, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serge <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aléïc, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Merci vraiment pour ce très, très précieux témoignage. Merci d’avoir choisi de nous aider. Nous allons en effet voir si, parmi nos volontaires, nous avons un père et sa fille, à qui cette histoire correspond. Ta question sur ton identité est bien légitime. Seulement, je risque de te décevoir une nouvelle fois. L’état dans lequel nous t’avons récupéré ne nous laissait aucun espoir de trouver quelque chose d’exploitable dans ton cerveau. Je te passe les détails, mais contre toute attente, nous avons réussi tout de même à te redonner un pouls et une respiration autonome. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;À partir de là, les travaux sur la mémoire pouvaient commencer. Il faut me croire, si nous avions soupçonné la moindre petite activité neuronale chez toi, nous aurions procédé autrement. Même encore maintenant, regarde ton encéphalo&nbsp;! Par conséquent, nous n’avons donc aucune sauvegarde à te proposer, si c’est ce que tu nous demandes. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;D’autre part, nous ne disposons pas non plus d’un seul document qui nous permettrait de t’identifier, cela fait partie de la procédure. Je suis désolé. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Après, au risque d’être brutal, je te laisse méditer sur cette question. Qu’espères tu obtenir en retrouvant tes souvenirs&nbsp;? Souffrir à jamais d’être séparé prématurément de tes proches&nbsp;? Cultiver de faux espoirs de réveil&nbsp;? Te laisser gagner par une déprime permanente&nbsp;? N’est-ce pas là pour toi l’opportunité de te construire une nouvelle existence, ailleurs, différente, sans influence du passé, avec tes propres choix&nbsp;? Une sorte de renaissance en somme&nbsp;? <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Calie, ma chérie, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tu ne sembles pas mesurer la chance qui t’est offerte de revenir parmi nous. C’est une opportunité unique, pour toi comme pour nous, et un enjeu considérable. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Parfois je me demande si, au fond, mourir t’arrangeait. Ton état de santé te permettait de rassembler autour de tes idées, sans avoir à te battre pour te soigner. Et plus la situation empirait, plus tu appréciais de te voir convaincre davantage. Je ne saurais jamais si tu t’es laissée prendre à ton propre jeu ou si, par manque de courage, tu as préféré partir. Quelle que soit la vérité, le résultat reste le même&nbsp;: tu as plongé tout le monde dans une tristesse infinie, y compris ceux que tu pensais aider. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Était-ce vraiment ça ton message&nbsp;? Ce n’est pas en fuyant qu’on atteint ses objectifs, Calie. Pour réussir dans la vie, il faut savoir observer, écouter, et adapter son discours si besoin. Mais surtout, il faut être là, vivante, avec toute ta sensibilité et ton intelligence. Tu veux changer les choses alors commence par vouloir vivre, ma chérie. Vivre, tu entends&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aujourd’hui, je t’offre cette chance. Une porte entrouverte, une possibilité de tout recommencer. Une opportunité qui dépasse nos propres intérêts. Je t’en supplie, ne la laisse pas passer. <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je t’aime plus que tout, <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Papa <br> <br>Hope &#8211; Élise<br> <br>– Il avait d’jà posé un détonateur sur la colère de Calie, là il vient d’marcher d&rsquo;ssus lourdement ! La psycho chez lui, c’est clairement pas son domaine&nbsp;! Si l’obstination est héréditaire, ils sont pas près de s’comprendre ces deux-là&nbsp;! Rassure-moi, tu penses bien comme moi, là&nbsp;? Il n’digère toujours pas que Éléonore soit bien plus proche d’elle que d’lui, son propre père. Il est encore complètement verrouillé dans l’idée d’s’être fait voler sa fille, c’est c’qui l’travaille&nbsp;! <br>– Je comprends ta colère ma chérie, mais essaie de voir ça de notre côté… Le réveil du corps de Calie, c’est plus qu’un enjeu familial. C’est un pas immense pour la science, une revanche sur l’injustice qu’a été sa perte. Ton père a consacré sa vie à la recherche, et aujourd’hui… On est si proche de la revoir, ta sœur, notre enfant. Tu ne veux pas y croire, toi aussi&nbsp;? <br>– Mais j’rêve&nbsp;? Tu penses vraiment c’que tu dis&nbsp;? T’as idée d’la colère de Calie qui arrive, là&nbsp;? C’est carrément la bombe à fragmentation que toi et ton mari lui présentez&nbsp;! Pose tes fesses dans l’fauteuil et protège-toi derrière ton écran d’ordi. Quand ça va péter, j’veux que tu t’souviennes de ce que j’t’avais dit. Mais tu l’as eu où ton diplôme de psycho&nbsp;? <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Hope ne m’a encore jamais tenue tête à ce point. J’ai toujours fui les situations conflictuelles autant que je pouvais, préférant lâchement le silence à une dispute stérile attisée par la colère. Sans courage pour lui tenir tête, je suis ses recommandations et m’exécute. Sans surprise, la réaction de Calie ne se fait pas attendre. <br> <br>Calie <br> <br>– Papa, tout ce que tu dis là est injuste, odieux même. Tu n’as pas le droit de chercher à me culpabiliser… pour assouvir une ambition personnelle&nbsp;! Il y a bien d’autre domaines de recherche que s’obstiner à vouloir ressusciter les morts&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est pas vrai, je n’apporte pas que de la tristesse aux gens. Si tu ne retiens de moi que mes trois dernières semaines de vie, alors oui, je comprends ta déception&nbsp;! Tu n’as pas compris que mon cœur est bien plus gros que ce que tu vois avec tes instruments. Aux gens que je rencontrais, je leur parlais de ces petits instants de bonheur qui embellissaient mon quotidien&nbsp;: le sourire d’une infirmière, un matin ensoleillé, une part de tarte maison à la fraise, préparée rien que pour moi. Ces souvenirs, je les collectais comme des trésors, pour m’aider à affronter les coups durs. Et tu sais quoi&nbsp;? Quand je racontais tout ça, les gens souriaient. Oui, ils souriaient, parce que je leur rappelais toutes ces choses dérisoires qu’ils oubliaient de voir dans leur propre vie. Et toi Papa, tu les caches où tes jolis souvenirs&nbsp;? En as-tu déjà seulement vécu un ? Après quoi cours tu&nbsp;? Visiblement, pas après le bonheur ! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Et puis tu n’as pas le droit non plus d’affirmer que je ne me suis pas battue. Pas comme tu voulais sans doute, mais j’ai résisté. J’ai lutté aussi longtemps qu’il me restait des larmes à pleurer… Qu’on appelle une maladie Leucémie, ou bien Éléonore, cela ne change en rien le diagnostic, les prescriptions, ni la progression des cellules cancéreuses. Avec mes mots d’enfant, je voulais juste me protéger d’un environnement hostile et agressif, en humanisant ma maladie. Je ne pouvais pas gagner sur tous les fronts. La science avait perdu, mais mon engagement à défendre des causes justes donnait un sens à tout ce qu’il m’arrivait. Au nom d’un monde meilleur, je supportais les souffrances, les privations, l’exclusion, pour arriver enfin à accepter qu’à dix ans… il m’était interdit de penser à l’avenir. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je sais que c’est peine perdue de vouloir te convaincre, même après toutes ces années. Mais là, tu vois… Ta lettre… Tes mots, ils me font tellement mal… Ils sont autant de briques qui viennent se rajouter au mur qui nous séparait déjà… <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comment pouvons-nous nous aimer autant, et être incapable de nous comprendre&nbsp;? <br> <br>Calie &#8211; Aléïc <br> <br>– Aléïc, je t’en supplie, continue ton histoire. Est-ce que le mur qui sépare Dan et Flo est aussi haut que le nôtre, entre mon père et moi&nbsp;? <br>– Ce n’est pas simple chez eux non plus, il y a tout autant de silences et de malentendus. J’ai d’autres souvenirs implantés de leur histoire que je suis prêt à raconter. Il me manque malheureusement la fin, le dénouement. Il faudra sans doute l’inventer. Inspire-moi… Si tu as un message à passer à ton père, c’est le moment. <br>– Un message&nbsp;? Il n’a pas le droit de me parler comme ça, ni de me culpabiliser. Tu veux savoir ce que j’ai envie de lui dire&nbsp;? Que tout nous oppose. Que s’il y a bien quelqu’un à ramener parmi les vivants, c’est bien lui&nbsp;! C’est lui qui est aveugle à mes efforts, lui qui entretient ma colère et ma rancœur, lui qui me déçoit autant qu’il m’inspire. Je ne serai jamais maman…, … Mais je n’imagine pas une seule seconde avoir le culot de manipuler mes enfants de la sorte, ni aucun autre d’ailleurs. Je sais très bien le mal que ça fait de ne jamais se sentir écoutée, ni valorisée. À l’âge où la personnalité se construit, c’est destructeur. Ce qui aide à grandir, c’est ressentir l’altruisme et le respect autour de soi. Ce sont des fondamentaux de vie, ça&nbsp;! Faut-il avoir été à ce point malade, pour avoir découvert ça toute seule&nbsp;? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;S’il me faut hanter ce lieu à jamais, alors voilà ce que je répèterai en boucle à tous ceux qui y passeront&nbsp;: écoutez vos enfants. Respectez-les. Donnez-leur des raisons d’aimer la vie. C’est la base, dont il ne s’est jamais soucié. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tant que ma colère ne sera pas calmée… je resterai très vraisemblablement prisonnière de ces quatre murs. Sauve moi Aléïc, sauve-moi, je n’en peux plus d’ici&nbsp;!<br>Mur des lamentations <br>– Ok, je poursuis l’histoire. Même si je ne l’ai pas vécue physiquement, j’en ressens encore aujourd’hui toutes les émotions&nbsp;! Il vous appartient, toi et ton père, d’en écrire la fin… Je vous laisse la main quand vous voulez … <br> <br>Souvenir 2 – Rien ne va plus <br> <br>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Grosse panique ce matin, tous mes bouts d’histoire sont là, posés sur la table, et aucun assemblage pertinent ne me saute aux yeux. J’en suis rendu à devoir faire un puzzle avec des pièces qui ne s’emboitent pas entre elles. Mes premières gouttes de sueurs froides coulent sur mes tempes puis dans le cou. Des semaines passées à écrire dans tous les sens pour faire jaillir la créativité, et résultat… rien&nbsp;! Que des chemins à peine empruntés qui n’aboutissent nulle part. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il est trop tard pour reculer, et après tout ce travail, je me retrouve quasiment au point de départ. C’est décourageant. À ce niveau, ce n’est plus du calibre d’une page blanche devant laquelle je me trouve, mais d’un mur entier. Une violente envie de tout taguer me démange. Remplacer des centaines de pages manuscrites par des slogans aussi laids qu’idiots sur les murs du salon me soulagerait surement. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est cet instant précis que Flo choisit pour passer en coup de vent devant la table du salon sur laquelle je me suis installé, en m’ignorant insolemment, brandissant ainsi fièrement mon inexistence à ses yeux. Son attitude est une véritable flèche tirée intentionnellement, et qui atteint sa cible. Mon cœur est transpercé de part en part. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Intérieurement j’explose. Blessé, en colère contre elle et contre moi, l’émotion m’anéantit. J’aimerais avoir le courage de monter dans sa chambre avant qu’elle ne parte pour l’école, la prendre dans mes bras et lui dire je t’aime… Mais là, je ne m’en sens plus la force, et puis avec sa combinaison d’ado révoltée sur le dos, elle est plus glaciale qu’un corps cryogénisé. Comment en sommes-nous arrivés jusque là ? <br> <br>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je suis inscrite au collège en troisième. C’est l’année pendant laquelle je dois me trouver un stage découverte en entreprise. Rien qu’à l’idée d’imposer mon incompétence à des inconnus qui vont prendre sur leur temps de pauses café pour me supporter cinq jours d’affilée, j’ai la boule au ventre. Autour de moi, quasiment tous les élèves ont la chance de ne pas se prendre la tête pour démarcher les entreprises, puisqu’ils seront directement accueillis dans celles où travaillent leurs parents. Moi, je n’en ai qu’un, et il n’a vraiment pas été inspiré de choisir cette période pour se lancer tête baissée dans un projet perso. La seule année de toute ma scolarité où j’avais vraiment besoin que mon père ait un boulot, il choisit précisément ce moment-là pour le quitter. Je suis maudite&nbsp;! Pourquoi me fait-il ça à moi, sa fille ? <br> <br>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette fois rien ne va plus. Mon projet part en sucette, la maison est un véritable champ de bataille et je suis en train de perdre ma fille. Je file au premier magasin de bricolage que je trouve. Je tente le tout pour le tout. Mon cœur fait une overdose d’amour frustré, il a besoin de se lâcher… <br> <br>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je ne peux même pas me payer le luxe de rentrer en retard à la maison. J’assume mon côté solitaire, le bavardage entre filles ce n’est pas mon truc non plus. Sans activité extrascolaire ma vie est plutôt réglée comme du papier à musique. Tous les jours je rentre directement. En marchant normalement, je ne mets grand max que dix-sept minutes. C’est la moitié du temps total que je consacre à mettre le nez dehors. L’autre moitié… ben, c’est tristement le temps que je mets pour aller à l’école&nbsp;! <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nous sommes lundi, il faut que je sorte la poubelle. Une forte odeur de peinture masque celle de pourriture qui d’ordinaire habite de l’autre coté du couvercle. Par curiosité, et sans doute masochisme, j’ose ouvrir cette grande bouche à l’haleine fétide pour découvrir ce qui a bien pu lui rester coincé entre ses dents. Une dizaine de bombes aérosol et trois pots baveux de peinture blanche agonisent au fond. Pleine d’interrogations, je sors le container malodorant dehors pour marquer notre bout de trottoir de notre odeur, comme pour dissuader quiconque de s’approcher de notre « bazar land » ! Ayant déjà reçu ma dose olfactive cancérigène à plein poumon, j’opte cette fois pour l’entrée principale pour quitter ce froid humide de fin d’automne. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La surprise me coupe le souffle. Mon père a pété un câble. Il faut qu’il m’arrive un truc pareil pour réaliser que dans la vie je n’ai plus que lui. Je suffoque d’angoisse. Avec ce qu’on traverse en ce moment, je n’aurais jamais soupçonné que je sois autant affectée. Je suis toute émue. Ce que je découvre est dingue, inimaginable. Un bug dans son système affectif lui a retourné «&nbsp;l’cerveau&nbsp;». Il a repeint tout un mur du salon en blanc… cadres compris… avec écrit en haut et au milieu « L’Amour est trop beau pour le garder secret, Je t’AIME ma Fille ». Mes jambes me lâchent, je tombe à genoux sur la moquette, mes affaires se répandent tout autour de moi. Un tsunami de larmes va déferler dans quelques secondes. Je progresse à quatre pattes de quelques centimètres avant de me relever et de courir jusqu’à ma chambre, en essayant de retenir tant bien que mal toute mon émotivité !… Avant même de claquer la porte derrière moi, j’éclate en sanglots jusqu’à en trembler, sans retenue. Entre deux spasmes, je laisse toute mon émotion exploser, et bouleverser mes pensées, mes sentiments. J’ai la tête qui tourne, l’odeur de peinture était trop forte, moi non plus je ne vais plus bien. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Deux heures passent. J’ai froid. J’ouvre timidement la porte de ma chambre, voir si le couloir vers la salle de bain est libre, comme si nous vivions à quatre ou cinq sous le même toit. D’un bond je rejoins mon objectif et referme la porte à clé́ derrière moi. Dans la glace je découvre mon costume d’Halloween. Je suis passée d’une tête de blasée fatiguée à celle d’une morte vivante. Mes cheveux sont gras et tout plat. Je veux redevenir moi, pas ce que je vois. Je fais couler l’eau de la douche, et me déshabille. Je ne me trouve ni belle ni moche. Mon corps change, j’espère à la fin avoir plus de poitrine. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je ne veux pas qu’on me regarde, mais en même temps je voudrais vraiment me sentir femme. Parfois j’ai moi-même du mal à me comprendre. Je rentre sous la douche et laisse enfin l’eau chaude glisser sur ma peau. Je repense à la fresque de mon père dans le salon. Lui aussi doit se sentir seul. Lui aussi doit avoir ses propres blocages en communication pour réaliser une telle œuvre. Les chats ne font pas des chiens ! Il ne m’a même pas offert l’opportunité́ de détester une belle mère. Je ne comprends décidément autant pas les garçons que lui ne doit comprendre les filles. <br> <br>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J’ai les larmes aux yeux en ramassant les affaires de ma petite fille, éparpillées dans le salon. Le choc a été trop brutal, j’ai sous-estimé son hyper émotivité. Je voudrais monter pour lui demander pardon, mais je n’en ai encore pas le courage. Ce qui est fait est fait. Mon cœur s’exprime et il n’en a pas fini. Voir ma petite fille aussi triste me vide de toute énergie, et réfléchir dans ces conditions ne m’amènera pas les meilleures réponses aux questions que je me pose. Je prépare à diner, peut-être la faim l’aidera-t-elle à baisser le pont levis, et à sortir de sa forteresse. <br> <br>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une odeur de cuisine me sort de mes pensées abyssales. Depuis la douche je suis toujours en peignoir, sans rien avoir pris la peine d’enfiler en dessous. J’ai faim, j’ai zappé la cantine à midi. J’écris un journal, mais il est dans ma tête, trop peur qu’on découvre ce qu’il y a dedans, que ce soit mal interprété. Il est hyper top secret. Alors des fois je me perds dans de trop longues réflexions et je ne vois pas le temps passer. J’entrouvre la porte de ma chambre comme pour mieux ressentir l’atmosphère ambiante. Je me décide enfin à descendre l’escalier, pieds nus, les cheveux encore mouillés. Je suis fatiguée mais apaisée. <br> <br>Dan &#8211; Flo <br> <br>– Je voulais te demander de m’exc… <br>– …Non, non. Ça va, c’est bon… Ton truc… C’est… Bizarre, mais c’est cool. Merci. <br>– Je n’ai pas trouvé plus petit pour te dire ce que j’avais sur le cœur. Après, il reste de la place pour se dire des trucs. Je suis certain qu’il y a des choses qui ont besoin de sortir, chez toi aussi. Tu vois, là&nbsp;? Tu as toute la panoplie du parfait graffeur : pinceaux, marqueurs, bombes… Écris ce que tu veux. Vide ton sac. Je te promets de répondre… à tout, y compris aux reproches que tu as à me faire. <br>– Ok, ouais… Je l’ferai… <br>– Je… Je t’aime vraiment Flo. <br>– Je t’aime aussi Papa. <br> <br>Flo <br> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Avec le marqueur en main les idées se bousculent. L’espace à remplir est immense, mais certainement pas encore suffisant pour contenir toutes les choses que nous ne nous sommes pas dites avec Papa. Je voudrais écrire quelque chose de gentil. Mes sentiments sont aussi top secret que mon journal. Ils me consument de l’intérieur car je n’arrive pas à les exprimer. Je suis presque certaine qu’autre chose va sortir et cela n’aura aucun sens ! <br> <br>Calie &#8211; Aléïc <br> <br>– Allez Flo, laisse ta main te guider. Ferme les yeux et respire un bon coup, tu verras bien ce qui te préoccupe tant. <br>– Je te passe le marqueur, Calie, si tu veux&nbsp;? <br>– Pour l’instant, je me laisse porter par l’histoire, ça me plait… vraiment&nbsp;! <br>– Ok, attends-toi quand même à un moment donné qu’elle te bouscule un peu. Je suis sûr que l’envie de prendre la plume finira par te rattraper. Je continue… <br> <br>Flo <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Papa, pourquoi as-tu quitté ton travail ? » Ce n’est pas ce que je voulais écrire, mais c’est ce qui est sorti. C’est complètement débile, je ne suis pas fière de moi, et ça ne va pas aider au rapprochement. Déjà que je le sens complètement à l’ouest, il va maintenant se mettre à culpabiliser de m’avoir entrainée dans cette galère ! <br> <br>Dan <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle a écrit sur le mur, ça marche. Tout lien entre nous n’est pas définitivement rompu. L’espoir de communiquer à nouveau renaît. Sa question toute simple devait la travailler depuis un moment, si elle ne pouvait pas l’exprimer oralement. En revanche, je suis un peu en peine d’arguments pour formuler une réponse pertinente. <br> <br>Hope &#8211; Élise <br> <br>– Hey là, réveil… M’man… T’as boulot aujourd’hui, tu t’rappelles&nbsp;? <br>– Oui, oui… Peut-être. Je… Je réfléchis encore. Tu m’avais prévenue qu’en lisant la lettre de son père, Calie risquait de mal réagir, mais là… On est en train de la braquer complètement. Nos arguments, pourtant pertinents, ne passent pas. <br>– Vous la poussez à bout, elle sort les griffes, normal&nbsp;! <br>– Alors, il faut changer l’approche. Si ce sont ses idées qui la travaillent, il faut lui trouver un espace plus grand qu’était sa chambre d’hôpital, pour les exprimer. <br>– Si tu pensais au Stade de France, va falloir faire un peu d’com avant d’le remplir&nbsp;! <br>– Je pensais plutôt à une plateforme numérique, un site en ligne sur internet… <br>– Sans compte Insta, elle va ramer pour faire l’buzz&nbsp;! <br>– Oui, mais Rebecca a repris sa page Facebook. On a une piste… Influenceuse, c’est un vrai métier maintenant&nbsp;! <br>– Sauf que Calie n’court pas après des folower. J’ai bien l’impression qu’elle vise quelque chose d&rsquo;bien plus ambitieux&nbsp;! <br>– J&rsquo;informe son père pour avis. Je relis tout ça et je lui envoie. Entre nous la transparence doit être totale&nbsp;! La réponse de sa fille va sans doute le faire réagir !</p>
<p>The post <a href="https://lceltsp.fr/2026/02/13/c18-jour-16-dialogue-de-sourd/">C18 &#8211; Jour 16 &#8211; Dialogue de sourds</a> appeared first on <a href="https://lceltsp.fr">Le ciel et la Terre se parlent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lceltsp.fr/2026/02/13/c18-jour-16-dialogue-de-sourd/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
