R38 – Rêve ou réalité

  Florence et Roxanne se préparent pour l’école. À la sortie de la maison, elles retrouvent Néha, qui les entraîne dans une marche joyeuse vers le collège. En chemin, Néha évoque un hôpital abandonné à transformer en lieu de soin et d’école. Les trois filles se mettent à rêver d’une famille choisie, d’un avenir possible… et peut-être d’un petit chien…

Florence ; Roxanne

Entre la salle de bain et leur chambre, Florence et Roxanne finissent de se préparer pour l’école.

  • Tu crois que Néha sera là, ce matin ?
  • Le type qui l’accompagnait me l’a dit, hier, mais sans promettre ! Il devait en parler à Aisha, sa maman.
  • Et cette Aisha, elle aussi fait partie de ta famille ?
  • Ouiii… Elle… Enfin, ce qu’il lui est arrivé pendant le voyage, l’a rendu un peu spéciale. Mais elle est super gentille. Si elle veut rester cachée je comprendrais. Avant, pour moi aussi c’était la règle ! C’est pas normal, mais c’est comme ça !

Rendues devant la porte d’entrée, les filles enfilent chaussures et manteaux.

  • Et le type avec Néha, il sort d’où ?
  • Il s’appelle Aléïc… Plutôt pas mal… Mais trop vieux pour toi ma belle.
  • T’es bête ! je ne cherche pas.
  • Tu n’as pas idée comment on te regarde depuis notre spectacle, dans le gymnase. Juste, relève un peu les yeux dans les couloirs… Ou porte des lunettes de soleil, et observe… Nan, regarde-toi dans une glace d’abord, tu es belle.
  • Arrête ton délire, c’est toi qu’on regarde ! Viens c’est l’heure…

Roxanne et Florence sortent enfin, et se dirigent vers le petit portail. Néha est là toute seule les deux mains accrochées aux barreaux du portail. Roxanne ouvre le portail, Néha saute dans ses bras.

Roxanne – Néha

  • Néha… petite sœur, je suis trop contente…
  • Moi aussi…
  • Florence, je te présente ta nouvelle petite sœur, Néha… Ça va mon cœur, ça ne t’en fait pas trop, des grandes sœurs ?

Néha attrape le cou de Florence, et contraint tout le monde à un câlin à trois.

  • C’est toi qui nous accompagnes au collège ce matin ? Tu connais le chemin ?
  • Ouiii. Par cœur, on le fait tous les jours avec maman, et Aléïc.
  • Ah oui ? Ils sont où, d’ailleurs ? Ils t’ont laissé là toute seule.
  • Naaaan ! Ils sont là… Mais ils sont invisibles !
  • Ah d’accord ! On leur fait coucou, rapide ?
  • Hihi, regarde par-là alors !
  • Coucou les invisibles.

Néha, au milieu de Florence et Roxanne, marche sur le trottoir en leur donnant la main.

  • Roxanne ?
  • Oui ma puce ?
  • Tu savais que pas loin, il y avait un vieil hôpital abandonné avec un trésor caché à l’intérieur ?
  • Quoi ? Et comment le sais-tu ?
  • Je le sais, c’est tout. J’ai pas le droit de dire… Même que y’a maman et Aléïc, qui veulent en faire un endroit pour soigner les gens comme nous, ou une école, ou les deux. Et comme ça, moi aussi je pourrai aller à l’école. Comme toi !
  • Moi j’aimerais bien y être maitresse, dans ton école ! Tu me diras quand elle ouvre ?
  • Ouiii… Hey, Florence ?
  • Oui Néha ?
  • Pourquoi il n’y a pas de petit chien dans votre jardin ? Dans le quartier, dans presque tous les jardins, y’en a un !
  • Ah, ça c’est une bonne question… Je crois que… Avant Roxanne, Papa et moi on ne s’entendait pas très bien, et que… Il n’y avait peut-être pas assez de place dans nos cœurs pour en accueillir un ! Voilà !

Florence prend une longue respiration, puis enchaîne.

  • Il m’est tombé du ciel une petite sœur… Puis une deuxième, aujourd’hui. C’est bien mieux, non ?
  • On est vraiment sœurs ?
  • Ben, oui… Regardez, nos cœurs se ressemblent drôlement… Ils sont tous les trois très gros !
  • Alors on peut avoir un petit chien ? Quand vous êtes pas là, moi je le promènerai ?
  • On est arrivées Néha. On reparle de ça demain ? Tu nous montreras ton hôpital école un de ces jours ?
  • Ouiii… Bisous câlin !
  • Roxanne, Néha… Grâce à vous, je crois que je suis enfin heureuse… Merci les filles !

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